Ce n’est pas nouveau, Facebook a toujours fait la chasse aux seins dénudés. Mais lorsqu’il s’agit d’une affiche destinée à combattre le cancer du sein, là, on est en droit de se poser des questions

BRUXELLES Chaque année, la campagne de sensibilisation « Octobre Rose » permet d’informer des millions de femmes sur ce fléau qu’est le cancer du sein. Après Estelle Lefébure, Elsa Zylberstein, Sophie Davant et Mathilda May, c’est une nouvelle personnalité qui dévoile sa poitrine pour les affiches « Le cancer du sein, parlons-en! ». Pauline Delpech adresse ainsi un message franc à toutes les femmes « Faites comme moi. Le dépistage sauve des vies ».

cancerSeulement voilà, alors que la campagne doit être largement diffusée pour toucher un maximum de femmes, Facebook censure. La raison? Selon le réseau social de Mark Zuckerberg, elle représente une « infraction à sa déclaration des droits et responsabilités ».

En réalité, les internautes sont en droit de signaler tout contenu dérangeant sur Facebook. Visiblement, cette affiche choque certaines personnes qui ne comprennent sans doute pas le message. D’après l’association « Le cancer du sein, parlons-en! », plus de 700 postes affichant le visuel de cette campagne ont été supprimés, rapporte le Marie Claire.

Chez nous aussi à essentielle.be…

Et ce phénomène est loin d’être une première. A la rédaction d’essentielle.be, nous avons déjà été censuré sur le réseau social pour avoir osé poster une photo de femme à la poitrine dénudée sur un sujet typiquement féminin. Nos confrères de lalibre.be ont également été victime de la « censure Zuckerberg », avec étonnement puisqu’il s’agissait d’un article à propos des activistes aux seins nus « Femen », un contenu purement journalistique.

Aussi l’an dernier, des peintures de l’artiste Michael Colanero ont été éliminées de Facebook. Ces clichés présentaient des femmes à la poitrine nue, guéries d’un cancer du sein. Les images avaient été postées sur le réseau social pour promouvoir leur vente et ainsi verser les fonds aux victimes de la maladie.

Mais la campagne « Le cancer du sein, parlons-en! » ne restera pas sur « cet échec » informatif. Si vous le souhaitez, vous pouvez contrer cette censure abusive en diffusant les affiches téléchargeables sur le site internet de l’association. Alors, n’hésitez-pas!

© La Dernière Heure 2012