Les études de médecine agitent le gouvernement. Des négociations sont en cours depuis quelques mois, entre le Fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant un filtre instauré à l'entrée du cursus médical. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, veut que le nombre d'étudiants de la filière corresponde au nombre de numéros INAMI disponibles à la sortie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui côté francophone. 

Je suis assez confiante pour un accord”, a commenté Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur de la FWB, invitée sur le plateau de BX1. "C’est un problème qui empoisonne la vie politique depuis plus de 25 ans et qui empoisonne la vie des étudiants en médecine puisqu’il y a une incertitude quand on commence son cursus en médecine."

La ministre a fait savoir qu'elle veillerait déjà à ce que "tous les étudiants dans le cursus actuel puissent bien disposer d'un numéro INAMI à la fin du cursus. Il est important de pouvoir donner de la sécurité juridique aux étudiants. Pour moi, c'est une balise fondamentale". Une chose qui semble acquise à ce stade dans les négociations avec Vandenbroucke. "La 2ᵉ balise, c’est qu’on puisse objectiver les besoins sur le terrain en termes de médecins", a aussi assuré Valérie Glatigny.

Une mesure évoquée pour faire correspondre le nombre d'étudiants aux numéros INAMI disponibles, c'est un concours d'entrée. Ce à quoi la ministre n'est pas opposée : "Pour moi, le concours n'est pas un tabou à condition qu’on obtienne des résultats sur les deux balises. Si on obtient ces garanties, un concours est envisageable. Un concours donne de la sécurité aux étudiants et il y a l'argument supplémentaire de la qualité de la formation".