Société Entre le temps consacré aux enfants lorsqu’ils sont tout petits et le vide qu’ils créent quand ils prennent leur envol, il n’est pas toujours facile d’entretenir son couple. Comment le renforcer ?

Conduire ses enfants à l’école, au sport, aux mouvements de jeunesse, chez des amis, les aider à faire leurs devoirs, prévoir leur pique-nique… Il est parfois difficile dans un couple de garder du temps pour soi. Résultat : le couple conjugal peut rapidement se faire étouffer par le projet parental. Au risque de s’effondrer. "Quand les enfants ont moins de trois ans, c’est normal qu’ils prennent toute la place, mais une fois qu’ils sont un peu moins dépendants, il faut que les parents puissent reprendre leur position de compagnon l’un pour l’autre", explique Virginie Piront. Pour cette thérapeute de couple, il est essentiel de se construire un projet conjugal et pas seulement parental.

Pourquoi est-on ensemble ?

Construire un projet conjugal, c’est répondre à cette question : pourquoi est-on ensemble ? "Fonder une famille" peut être une réponse, mais elle risque de ne pas être suffisante pour que le couple persiste. "Le taux de séparation est très élevé dans les deux-trois ans après la naissance du premier enfant", analyse la sexologue. On observe la même chose lorsque les enfants quittent le nid, une fois adultes. Les parents se retrouvent en tête à tête et doivent affronter un vide : qui suis-je si je ne suis pas parent ? Pour tenir, le couple doit partager une vision commune. Un exemple de projet conjugal peut tout simplement se résumer à prendre du plaisir à deux, illustre Virginie Piront. Ils décident alors : "ce qu’on va faire de notre vie, c’est avoir le plus de plaisir possible et le partager." Reste à voir de quelle manière. Les amants ont l’embarras du choix : via des voyages, des relations sexuelles, une activité intellectuelle ou encore un engagement citoyen… Mais il est toujours mieux de s’assurer que les amoureux partagent ces envies avant la phase enfants : "tomber amoureux, c’est facile, on le fait tous. Mais quand il s’agit d’engagement, l’humain oublie souvent de se poser des questions existentielles. Alors quand tous les projets que la société a déterminé comme ‘bons projets de couple’ sont finis on se retrouve perdus."

Communication, complicité et sexualité comme piliers du couple

Pour la psychothérapeute, on ne nous apprend pas suffisamment à être en couple. Les problèmes de communication et les fausses interprétations peuvent vite transformer cet amour en haine. D’où l’intérêt d’apprendre à dialoguer. La force du couple se construit aussi par un investissement. "Un couple, c’est comme un feu, on doit le charger, remettre du bois et le surveiller, sinon il finit par s’éteindre et se transformer en cendre", dépeint la psychothérapeute. Complicité et sexualité permettent de nourrir ce sentiment amoureux. Mais pour ça, il faut partager des moments d’intimité. Et ce n’est pas l’activité choisie qui compte : "Ce n’est pas parce que tu l’emmènes au cinéma et que tu fais ta b.a que tu partages un moment intime émotionnellement", ironise Virginie. Par contre, parler du film, de ce qui nous a touchés… peut créer une richesse de partage. "Et quand on est capable de dialoguer, il y a vraiment moyen de s’amuser en couple !", conclut-elle.


Les enfants de 2019 ne jouent plus assez à l’extérieur

"Déficit nature", c’est le terme qui a été choisi pour qualifier ce manque d’exposition et d’exploration du monde extérieur par nos enfants. Selon une enquête réalisée en 2016 au Royaume-Uni, les trois quarts des enfants britanniques passent moins de temps à l’extérieur que les prisonniers. Pourtant, jouer dehors permet de mieux libérer l’énergie accumulée et retenue au cours d’une journée, d’être exposé à une meilleure qualité de l’air ou encore à plus de luminosité. De quoi affecter positivement notre humeur et notre chimie intérieure. Alors, trois, deux, un, sortez ?


Conférence sur les intelligences multiples et "la famille octofun"

Nous sommes tous nés avec huit intelligences. Parmi elles : la capacité à utiliser son corps de façon précise et élaborée, à être sensible aux sons ou encore à avoir une bonne connaissance de soi. Selon cette théorie, nous apprenons tout au long de notre vie à en stimuler certaines, et à en négliger d’autres. Et si votre enfant pouvait apprendre à toutes les développer ? C’est ce que propose Françoise Roemers-Poumay, institutrice formée à la méthode des intelligences multiples. Elle a créé un outil pour découvrir ces différentes intelligences et les développer : le système octofun. Elle présentera cet outil le 25 février à l’école de Heembeek de Bruxelles. Au travers d’exemples concrets pour les maternelles, vous y découvrirez comment intégrer les intelligences multiples dans votre quotidien.

Inscriptions : mat.heembeek@brucity.education