La ministre Caroline Désir défend la liberté des directions et des profs.

N’importe quelle organisation ou association peut-elle être invitée à parler dans une école ?

"Chaque enseignant, chaque direction et chaque PO bénéficie d’une liberté d’enseignement qui fait que le pouvoir régulateur ne peut intervenir dans le choix des supports pédagogiques ou des intervenants dans la mesure où ils respectent le cadre légal. Toute activité commerciale ou de propagande politique est notamment interdite dans l’école."

Y a-t-il un contrôle préalable du contenu des animations par l’administration ?

"Non. Vu la liberté pédagogique, l’administration n’effectue des contrôles que sur base de ce qui est porté à sa connaissance que ce soit via une plainte ou toute autre voie. En revanche, sur base d’une plainte des parents par exemple, les services du gouvernement peuvent contrôler une animation ou l’usager d’un support pédagogique. Une mission d’enquête peut alors être diligentée vers une école. La logique privilégiée est celle de la responsabilisation des acteurs de l’enseignement par rapport aux nombreux supports proposés aux écoles."

Après enquête, votre administration a conclu à "l’absence de portée pédagogique" d’un dossier de Gaïa qui accompagnait l’animation. Elle a estimé que ce dernier ne présentait "ni démarche scientifique, ni questionnement, et encore moins de stratégie d’apprentissage" : est-ce que ça veut dire que Gaïa doit revoir le contenu de ses animations ? Ou peut-elle continuer de la même manière ? Y aura-t-il de nouveaux contrôles ?

"Il est évident que lorsqu’un outil ou un dossier a posé problème, les services de l’inspection sont plus attentifs au contenu des nouveaux dossiers qui seraient développés."