Société Propos tenus samedi par la ministre lors d’une réunion à la Pensée d’Atatürk rapportés par plusieurs témoins

BRUXELLES Alors que les communales approchent, certains n’hésitent pas à caresser l’électorat ethnique dans le sens du poil. C’est ce qu’ont conclu plusieurs témoins critiques qui assistaient samedi dernier à une réunion publique organisée par l’association de la Pensée d’Atatürk et à laquelle participaient Laurette Onkelinx et le secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir.

Très vite, si l’on en croit le blog du journaliste indépendant Mehmet Koksal, la ministre de la Justice a envahi le terrain des massacres des populations arméniennes commis par l’empire ottoman en 1915. Répondant aux questions, la socialiste a déclaré : “C’est le MR et le FDF qui ont proposé au Parlement qu’on vote une loi qui reconnaîtrait le génocide arménien et condamnerait ceux qui ne le reconnaîtraient pas. Je m’y suis opposée ! Pourquoi ? Parce que ce n’est pas au politique d’écrire l’histoire mais aux historiens. Par ailleurs, plus aucun témoin vivant de l’événement n’existe et aucun tribunal international ne s’est prononcé sur ce sujet, j’ai donc empêché cette loi et je m’en suis expliquée à ce moment. Je ne suis pas d’accord avec cette loi qui impose la reconnaissance du génocide arménien et condamne ceux qui ne pensent pas la même chose.”

Alors, y’a-t-il eu génocide ou non dans le chef de la ministre de la Justice alors que le PS l’a reconnu en son temps ? Du côté de ses conseillers, on explique que “la ministre a tenu des propos identiques et sans ambiguïté lors des discussions qui ont eu lieu l’année dernière à ce sujet à la Chambre et au Sénat. “

Pour l’instant, le dossier de la répression des négationnistes concernant le génocide arménien est remisé dans les frigos du Parlement.