Société

Au travers de Safer Cities, Plan Belgique demande aux jeunes d'identifier les lieux publics à Bruxelles, Charleroi et Anvers dans lesquels ils sont mal à l'aise et ceux où ils se sentent en sécurité.

Le harcèlement sexiste, 9 jeunes femmes et filles sur 10 le subissent régulièrement, voire au quotidien. On peut le subir... mais aussi en être témoin et se sentir totalement démuni.

Une étude de Plan International Belgique révèle que 40% des témoins de harcèlement sexuel ne réagissent pas. “Plusieurs éléments conduisent à cet absence de réaction. D’abord, on a peur de se mettre en danger. Et puis surtout, ils ne savent souvent pas comment réagir concrètement : faut-il y aller soi, faut-il appeler quelqu’un mais qui?”, commente Magali Lowies, coordinatrice des jeunes chez Plan International Belgique. Plan Belgique lance donc une campagne avec plusieurs autres pays comme le Vietnam, le Niger ou la Bolivie.

Les conseils sont clairs, listés, détaillés (lire ICI) comme “impliquer les autres. Agir en groupe cela aide souvent à se sentir rassurer et chercher à agir de manière solidaire, c’est vraiment le message de Plan Belgique”. Pour illustrer cette réaction, l’organisation a lancé un clip plein de peps et d’énergie en collaboration avec déclaré la danseuse belge Jeny Bonsenge, qui a justement créé l’événement en passant la semaine dernière sur le plateau du show américain d’Ellen De Generes, sur les recommandations de Meghan Markle !


Un feed-back pour des villes plus sûres

En plus de cette vidéo, Plan International a également lancé la plateforme numérique “Safer Cities” où tous les jeunes peuvent identifier jusque fin mars les lieux publics à Bruxelles, Charleroi et Anvers où ils se sentent mal à l’aise, anxieux et à l’inverse ceux où ils se sentent en sécurité, en racontant ce qui s’est passé, comment ils ont réagi et avancer des pistes s’ils le souhaitent. “Le but, ce n’est pas de désigner des zones géographiques, d’ailleurs, les jeunes rapportent que pour eux, le harcèlement sexiste est une affaire d’opportunités pour le harceleur et il a lieu plutôt dans des endroits bondés ou dans des lieux déserts, où qu'ils soient”.

Au printemps, riches de ce feed-back d’expériences et de propositions de solutions, les jeunes activistes de Plan Belgique vont interpeller les pouvoirs publics pour travailler avec les instances politiques et les pouvoirs locaux. “L’objectif de tout ça, c’est de combattre cette violence qui est tellement banale et pourtant inacceptable”, conclut Magali Lowies.