Après un premier semestre marqué par un nombre en forte hausse de personnes tuées sur les routes belges, le troisième trimestre 2019 a connu des jours "meilleurs", d'après le baromètre de la sécurité routière de l'institut Vias publié mardi. 

L'été a en effet été moins meurtrier que le dernier, de 3%, à l'exception de Bruxelles, où les piétons ont payé un lourd tribut à la route. Au moins 372 personnes ont déjà perdu la vie sur les routes depuis le début de l'année, elles étaient 440 pour l'ensemble de 2018. Pour le ministre de la Mobilité, "il est d'ores et déjà acquis que le nombre de tués sur les routes sera en hausse en 2019". Compte tenu du premier semestre, le nombre de tués "sur place" a augmenté de 17% sur les neuf premiers mois de l'année, soit 372 personnes contre 319 sur la même période en 2018. Le nombre de blessés a par contre quelque peu baissé, de 35.805 personnes au cours de neuf premiers mois de 2018 à 34.815, tout comme le nombre d'accidents, de 28.129 à 27.700.

Les neuf premiers mois de l'année ont été particulièrement catastrophiques en Wallonie: dans le Hainaut (63 tués), en province de Liège (48 tués) et en province de Luxembourg (35 tués). Namur a été la seule province du sud à connaître une diminution du nombre de personnes décédées.

Au niveau national, le nombre de tués a augmenté le plus parmi les occupants de voitures (de 150 à 188). En Wallonie et à Bruxelles, ce sont surtout les usagers faibles qui ont payé un lourd tribut aux accidents de la route: le nombre de cyclistes tués est passé de 3 à 15 au sud du pays, et le nombre de piétons tués de 1 à 6 à Bruxelles.

Le nombre d'accidents avec cyclistes a le plus augmenté, de 3,5% au niveau national, et de 11 et 21 % en Wallonie et à Bruxelles.

"Alors que le nombre de tués dans les accidents impliquant un jeune automobiliste était en forte baisse ces dernières années, il est reparti à la hausse au cours des neuf premiers mois de l'année: de 37 à 63", ressort-il encore du baromètre. C'est surtout en Wallonie que la tendance est la plus préoccupante, avec déjà 37 morts dans cette catégorie d'âge, contre 17 un an plus tôt, et ce, alors que le nombre d'accidents est lui en baisse de 6%.

"Même si les choses se sont légèrement améliorées au cours du 3e trimestre, le bilan pour les neuf premiers mois de l'année est évidemment dramatique et interpellant", commente le ministre de la Mobilité François Bellot. "Il faudra attendre la fin de l'année pour tirer un bilan définitif mais il est d'ores et déjà acquis que le nombre de tués sur les routes sera en hausse en 2019, ce que nous ne pouvons que déplorer."