L'ASBL Maison wallonne de la pêche est ainsi devenue l'interlocuteur unique, notamment en matière de droit de pêche et de gestion halieutique et piscicole aux abords des terrains d'Infrabel et de la SNCB de Wallonie.

En tant que propriétaires fonciers, les Chemins de fer avaient auparavant la responsabilité de gérer les rives des cours d'eau bordant leurs terrains ainsi que la titularité du droit de pêche le long de ces petits cours d'eau.

Selon Infrabel, la décision a été prise afin de "se conformer à de nouvelles dispositions légales". "L'entrée en vigueur de la loi du 27 mars 2014 relative à la pêche fluviale a changé la donne", a pointé le gestionnaire. "Elle confirme au propriétaire ou au riverain la titularité du droit de pêche jusqu'au milieu du cours d'eau. Cependant, lorsque ce propriétaire/riverain est une 'personne morale de droit public' (comme Infrabel et la SNCB), elle limite la cession du droit de pêche à la seule fédération agrée du bassin concerné, ou à une société de pêche qui y adhère."

Les deux sociétés se sont donc tournées vers la Maison wallonne de la pêche, avec laquelle une convention-cadre de cession de droits de pêche a été finalisée, afin "de ne pas compromettre le loisir de milliers d'amateurs".

Le document donne à cette ASBL un rôle d'intermédiaire et de coordinateur. En effet, la SNCB et Infrabel ont cédé à titre gratuit et pour une durée indéterminée leur droit de pêche aux quinze fédérations locales qui coexistent en Wallonie.

En exécution de cette convention-cadre, Infrabel et la SNCB concluront avec chaque fédération, séparément, une convention locale particulière. Les fédérations de pêche devront également déterminer, en concertation avec les équipes de la SNCB et d'Infrabel, quels endroits sont propices à l'exercice de la pêche et quels autres présentent un risque en raison de la trop grande proximité des voies.