Le vétéran des hooligans, Johan, 58 ans, s'était montré plus fort que trois stewards

DEINZE Le plus âgé des exclus de stade a 58 ans. Johan Van Hoorebeke, un ouvrier gantois, est supporter de Deinze. "Le 14 novembre prochain, j'aurai purgé ma peine, mais je crois que j'irai un peu moins au football. Je vais aller plus au cyclo-cross. Je suis un grand supporter de Bart Wellens."

Les faits datent d'un match de D2 entre Dender et Deinze. Le score était de 1-1, Deinze était à un pas du titre de champion de période. Puis, tout à coup, l'arbitre accordait un penalty "que personne n'avait vu" à Dender, qui gagnait le match.

"Je n'ai pas su me retenir , dit Johan Van Hoorebeke. Je suis passé au-dessus du grillage, et je me suis rué vers l'arbitre, pour l'insulter. Trois stewards ont essayé de me calmer, mais, sans faire d'efforts, je les ai poussés au sol."

Le vétéran des hooligans est parvenu à quitter le terrain sans être arrêté par la police, mais il n'avait pas encore dit son dernier mot. "Pendant que l'arbitre mangeait dans la cafétéria du stade, après le match, j'ai été le trouver. J'ai vidé son assiette sur sa tête. J'étais furieux."

"400 euros d'amende et sept mois : ça m'a fait très mal"

Ses amis l'avaient averti : il devait s'attendre à une interdiction de stade. "Je leur répliquais : Pour une bêtise pareille ? Mais ils ont eu raison. J'ai écopé d'une amende de 400 euros et d'une interdiction de stade de sept mois. J'ai loupé la fin du championnat, et je raterai le début de cette saison, jusqu'au 14 novembre."

Johan Van Hoorebeke est effondré à l'idée de devoir passer ses week-ends sans son match. "Deinze, c'est ma vie. Je n'avais pas raté un seul match en seize ans. Je gardais tout. Je demandais les cartes rouges avec l'autographe de l'arbitre après les matches, quand il avait exclu un de nos joueurs."

L'ouvrier a appris sa leçon. "Je vais encore aller aux matches, mais je vais me comporter comme il le faut. Entre-temps, j'assiste aux matches amicaux. J'ai été contre Charleroi, et j'ai rencontré le chef steward qui m'avait finalement arrêté lors de ce fameux match. Je ne lui en veux pas. Il a dit : Allez, tu peux rentrer. Mais sois calme."



© La Dernière Heure 2007