Société

Koalift propose une communauté de covoiturage en ligne qui compte plus de 500 membres.

La rentrée scolaire, c’est dans une semaine. Le retour à la réalité pour les enfants, mais aussi pour les parents qui vont devoir organiser la rentrée des classes.

En plus de tout le matériel qui est encore à acheter, il faudra aussi adapter le planning. Entre les trajets pour se rendre à l’école et au travail, mais aussi les activités extrascolaires, l’agenda est déjà bien rempli pour certains et les casse-têtes ne vont pas tarder à arriver.

Pour gagner un temps précieux, le covoiturage est parfois la solution toute trouvée mais il faut pouvoir avoir en confiance en un voisin ou un autre parent pour lui confier son ou ses enfants. Une plateforme en ligne a vu le jour il y a un an, Koalift. “Nous proposons nos services aux écoles et au club sportif pour offrir une solution de mobilité aux parents tout en leur inspirant confiance”, indique Camille de Bruyn, co-fondatrice de Koalift.

Et ce qui peut inspirer confiance, c’est que ce sont les écoles et les clubs sportifs qui doivent être à l’origine de l’inscription. “Ce sont les écoles et clubs qui doivent prendre l’initiative et créer une communauté Koalift auprès des parents, explique-t-elle. Une fois que les parents sont intéressés, ils doivent s’inscrire et c’est la direction de l’école qui accepte ou non la candidature. Cela évite que des inconnus ou des personnes extérieures du réseau ne se retrouvent sur la plateforme.

Un gage de sécurité, mais aussi d’écologie puisque le système fonctionne via une carte interactive. “Quand l’inscription est validée, les parents ont alors accès à une carte via laquelle ils peuvent indiquer leurs trajets et l’heure de départ. Et via un système de chat, ils peuvent rentrer en contact avec d’autres parents.

Actuellement, une trentaine de communautés fonctionnent avec plus ou moins de réussite. “Cela dépend de la motivation de chacun. Si les écoles ou les clubs ne vont pas vers les parents, cela ne prend pas facilement.

Pourtant, Koalift offre une vraie solution de mobilité pour un tarif raisonnable, soit 300 euros par an à charge de l’école. “Pour les parents, il n’y a aucun frais d’utilisation. Ils sont pour le moment 500 à utiliser la plateforme et notre but est de convaincre 30 % des parents dans chaque communauté et de doubler le nombre d’inscriptions cette année.

Une nouveauté qui pourrait faire le bonheur de beaucoup de parents, mais aussi d’école ou de riverains qui voient leur rue engorgée tous les matins de septembre à juin.

Wolume-Saint-Pierre en précurseur

La commune soutient le concept avec toutes les écoles de son territoire.

Pour qu’un réseau comme Koalift fonctionne, il faut des parents motivés et à la recherche de pareille solution, mais aussi un soutien des différentes entités à la tête des communautés. Sans bouche-à-oreille et publicité du système, il est destiné à rester dans l’anonymat. La recherche de soutien est donc déterminante, et Koalift peut compter depuis un an sur la participation de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre et donc des écoles et clubs sportifs du territoire de la commune bruxelloise.

Un partenariat qui a plutôt bien fonctionné et qui est reconduit pour l’année scolaire à venir. "On a connu un impact différent en fonction des écoles, confie Alexandre Pirson, échevin de l’Enseignement à Woluwe-Saint-Pierre. Certaines ont bien joué le jeu avec pas mal de parents inscrits tandis que d’autres n’y ont pas prêté beaucoup d’attentions. Pour 2019-2020, nous allons plutôt travailler avec 4-5 écoles motivées pour mieux faire vivre le projet."

Un projet qui s’inscrit dans une réflexion globale. "Nous travaillons beaucoup sur l’intermodalité sur le territoire de la commune avec l’instauration d’une rue scolaire, par exemple. Koalift est une solution qui s’inscrit dans cet état d’esprit et le covoiturage peut faciliter la vie de beaucoup de monde, lance-t-il. On peut même voir les choses plus loin en imaginant le même système avec des parents qui conduiraient les enfants à pied ou à vélo. Cela se fera peut-être avec Koalift, pourquoi pas !"

Une réunion s’est tenue avec les différents protagonistes dans le courant du mois d’août. "Il faut que les écoles jouent leur rôle de moteur, sinon cela peut vite s’estomper. Au niveau du financement, nous prenons les choses en charge pour les écoles communales. Pour les écoles libres, cela sera à leurs frais."