Le dangereux virus chinois affecte le secteur auto mais aussi Ikea, Airbus, Apple, etc.

Le coronavirus, c’est d’abord et avant tout un drame humain. Les décès se comptent désormais par centaines. Mais avec la Chine qui est malade, c’est toute l’économie mondiale qui tousse. Et le secteur automobile est directement impacté.

Outre les labels qu’on qualifiera uniquement de chinois (qui représentent quand même un quart du marché mondial avec 26 millions d’immatriculations l’an dernier), de nombreux constructeurs européens et américains sont touchés, à travers les sociétés qui les fournissent en équipement divers.

Ainsi le gouvernement chinois a imposé des directives signifiant la fermeture (et le prolongement du congé pour le nouvel an chinois) de nombreuses usines situées dans la région de Wuhan, centre de l’épidémie.

De nombreux constructeurs (notamment européens) y ont des chaînes de montage. Les experts d’IHS Market estiment que, si l’épidémie devait perturber l’activité jusqu’à la mi-mars (et on est bien parti pour vivre ce scénario), 1,7 million de véhicules manqueraient à l’appel, soit une baisse de 32 % de la production au premier trimestre.

Une vraie catastrophe pour des marques comme BMW ou Mercedes, on le sait, très bien implantées en Chine. L’impact serait un peu plus mesuré pour Renault ou PSA, moins représentés sur ce marché.

Mais dans un secteur où l’on évolue de plus en plus en flux tendu, les conséquences se font directement sentir quand, par exemple, un équipementier (comme Valeo qui fournit nombre de marques en équipement divers) fait face à une baisse de rendement.

Car la Chine est le principal fournisseur planétaire de pièces automobiles ! Et c’est dans la ville de Wuhan que la majorité des acteurs de l’industrie automobile chinoise se concentrent. Dans nos voitures, des tas de composants sont faits en Chine (tableaux de bord, intérieurs de portes, volants, etc.). Si quasi tous les constructeurs sont touchés, certains le sont même très fort dans leur propre pays. Ainsi, Hyundai a fermé ses sept usines en Corée du Sud, invoquant un manque de pièces détachées.

En réalité, l’épidémie du coronavirus n’en finit pas de faire des victimes économiques. Outre le secteur des technologies de pointe (voir plus haut) Ikea a fermé jusqu’à nouvel ordre quinze de ses trente magasins en Chine, Airbus a fait de même avec son usine de Tianjin où est monté l’A320, et la compagnie aérienne Cathay Pacific a demandé à ses 27 000 employés de prendre un congé sans solde pendant trois semaines…