L’enfant qui figurait sur l’emballage des chocolats jusqu’en 2005 est aujourd’hui âgé de 47 ans et père de famille

BRUXELLES Sourire Pepsodent, sans la moindre trace de l’un des plus célèbres chocolats du monde dont il faisait la publicité et était l’effigie, Günter Euringer est une légende vivante.

Moins enveloppé que Grosquick (mascotte de Nesquick), moins baraqué que Mr Propre, il est aussi moins riche que Captain Igloo et son trésor de lingots (de poisson panné). Et nettement moins, puisque cet homme de 47 ans, ayant finalement peu changé et ne se départissant pas de son sourire, n’a touché en tout et pour tout que 150 € pour afficher durant 32 ans son faciès angélique sur les barres et œufs chocolatés.

Au gré des années, ses yeux bleus et son sourire éclatant sont restés d’actualité, l’ordinateur se chargeant de retoucher son portrait pour le faire évoluer sans qu’il perde de ses caractéristiques si particulières.

Une seule photo, payée 300 Deutsh Mark. Pas mal pour un enfant à l’époque, mais ridicule lorsque l’on est une icône vivante. En Allemagne, durant plus de trente ans, c’est cependant un réel mystère qui planait sur cet enfant (devenu grand).

Pour certains, sa fortune avait été faite grâce à la publicité et il souhaitait donc garder l’anonymat. Pour d’autres, il s’était fait arnaquer et n’avait touché qu’une maigre rétribution au regard de la notoriété qu’il apporta à la marque. Malheureusement, le temps donna raison à la deuxième version.

Son histoire, il l’a racontée dans une biographie légitimement intitulée Das Kind der Schokolade (L’enfant du chocolat). Aujourd’hui père de deux enfants, on ignore cependant s’il leur offre de temps en temps une friandise qu’il doit personnellement trouver bien indigeste.

Il s’est reconverti dans le cinéma, derrière la caméra cette fois. En espérant que ses réalisations soient nettement moins kitsch que celles qui le mettaient en scène ou que la marque propose encore aujourd’hui…



© La Dernière Heure 2010