Le secteur événementiel trouve aussi le temps long, bien trop long. Jeudi, il a exposé les mesures sanitaires existantes et possibles pour relancer ses activités en toute sécurité. Une étude de 140 pages, comprenant avis et recommandations, sera remise au cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

Depuis le début de la crise Covid, des professionnels du secteur et Febelux travaillent sur des mesures et solutions pour préparer la relance dans l’événementiel : détecteurs CO2, gestion de l’air ambiant, gestion du staff, analyses précises et concrètes du risque, etc.

Treize experts ont en effet été réunis pour créer des "protocoles largement détaillés" et adaptés aux événements Mice, à savoir les meetings, conférences, foires et expositions. Le but étant de garantir la sécurité du staff et des participants. "Selon nos nombreuses recherches, nos événements sont cinq à dix fois moins contaminants que, par exemple, aller faire ses courses au supermarché ou prendre le bus. Ces travaux ont été envoyés aux autorités au fur et à mesure et nous n’avons jamais été entendus", se désole pour sa part Frédéric François de Febelux.

En Belgique, l’événementiel représente 80 000 personnes pour 3 000 entreprises et 77 000 événements par an. "Mais c’est ce qu’on appelle un secteur non essentiel, regrette Christophe Samyn de RestartMice, créé en mars 2020. La Belgique est la deuxième destination mondiale en matière d’événements institutionnels derrière Singapour, devant New York et Paris. Bruxelles est aussi le siège de 2 000 associations et institutions internationales. Pourtant, nous n’avons toujours pas de plan particulier discuté avec ces institutions pour savoir comment ils vont pouvoir redémarrer leurs 900 événements annuels."