Bien sûr, il y a Donald Trump, Bill Clinton et Pinocchio. Mais saviez-vous que les animaux aussi mentent ?

À l’ère des fausses vérités et des fake news qui pullulent sur les réseaux sociaux, Arte propose de faire toute La vérité sur le mensonge. Soit un documentaire qui mêle expériences scientifiques et observations de sujets pris en flagrant délit de carabistouille. Le tout décortiqué et analysé par des spécialistes, qu’ils soient historiens, psychologues, comportementalistes ou politologues.

Car, ce n’est un secret pour personne, on ment tout le temps et dans tous les milieux. Chacun d’entre nous le ferait au moins deux fois par jour. Un chiffre qui peut passer la barre des quatre-vingt pour les affabulateurs patentés. Certains sont mondialement connus, à l’instar de Donald Trump, le "prince du mensonge". Le Washington Post recense d’ailleurs ses menteries. On en dénombrerait 8000 depuis son entrée en fonction. Et le reportage date de 2019 ! La crise du coronavirus nous a, depuis, prouvé qu’en la matière, le président américain était effectivement intarissable.

D’autres menteurs ont les "honneurs" de ce documentaire réalisé par Birgit Tanner. C’est le cas de Lance Armstrong dont une interview - avant qu’il déballe finalement toute la vérité sur son dopage - est analysée par une psychologue. Dans ces images de 2005 où il nie farouchement avoir eu recours à des produits stimulants, "il envoie pourtant des signaux corporels clairs", explique la scientifique. Au cours de la déposition du cycliste devant les avocats de son sponsor, il se dit à "100 % sûr, absolument" de n’avoir jamais rien pris, tout en hochant la tête de droite à gauche… comme pour dire non ! "Le langage du corps contredit les mots", poursuit la psy.

Mais il n’y a pas que les humains qui mentent. La preuve avec une incroyable expérience menée en Autriche avec des cochons kunekune, dont le patrimoine génétique est proche de celui de l’homme. Derrière trois planches servant de paravents, on dispose des gamelles de nourriture. Une seule contient une récompense. Zeus, le premier des cochons, est emmené au bon endroit. Il se bâfre et rentre à l’enclos. Dans un deuxième temps, il est suivi par une petite femelle qui, au sein du groupe, lui est inférieure. Il file vers la nourriture puisqu’il sait qu’elle ne peut pas passer avant lui. Mais quand lors de sa troisième sortie, on lui adjoint le chef de la bande, Zeus va sciemment se diriger vers une mauvaise gamelle et planter son acolyte - le tromper, lui mentir, donc - pour aller, dare-dare, manger dans celle qui est remplie. CQFD.

C’est amusant, passionnant et intelligent. Sans doute est-ce pour cela que le documentaire a été relégué en deuxième partie de soirée…