Sa consommation ne cesse de diminuer. Pour des raisons culturelles.

La bière de table n’a pas totalement disparu des tables, ou plutôt de la cuisine : il s’en est encore vendu un peu plus de 100.000 hectolitres l’année dernière, selon la Fédération des brasseurs belges. Que représentent 100.000 hectolitres ? C’est l’équivalent de la production de la Chimay bleue.

Comment expliquer ce déclin ?

"Le marché belge de bières de table est en décroissance pour une raison culturelle : autrefois, bonne-maman servait de la bière de table, même aux petits-enfants. Aujourd’hui, on ne sert pas de bière de table ou d’alcool aux enfants", explique Baptiste van Outryve, directeur de la communication des Carrefour.

"Ce marché est difficile depuis quelques années", confirme Marc-Antoine Bertrand, acheteur bières chez Cora. "Les volumes de vente sont en baisse sur nos sept magasins belges sur les neuf premiers mois de l’année."

Elle est souvent achetée pour être utilisée en cuisine, dans la confection de plats. L’acheteur a généralement plus de 50 ans, selon Delhaize.

"Nous constatons un glissement de la consommation vers des bières artisanales, qualitatives et locales", explique Roel Dekelver, porte-parole chez Delhaize.

La bière de table n’est pas vraiment tendance. L’offre est pourtant toujours là. La référence est toujours la célèbre Piedbœuf, qui se décline en blonde, brune (foncée) et triple. Elle est disponible en bouteilles de 33 ou 75 cl. La Piedbœuf blonde ne vous fera pas tourner la tête, avec son 1,1 % de degré d’alcool, à comparer avec les 5,2 % d’une pils. La triple est un peu plus forte, avec un taux d’alcool de 3,8 %.

ABinBev ne donne toutefois pas de chiffres de vente.

Carrefour, Colruyt ou encore Cora possèdent également leur propre bière de table. Carrefour, Cora et Colruyt proposent une triple et une brune de marque propre. Delhaize et Makro ne proposent que la Piedbœuf.

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