1 % de la population mondiale possède près de la moitié de la richesse mondiale.

En 2013, 210 personnes sont devenues milliardaires. Rejoignant ainsi ce groupe très sélect de 1.426 personnes détenant, ensemble, la modique somme de 5.400 milliards de dollars.

Pendant ce temps, la majorité de la population mondiale s’est vue exclue de cette prospérité. En effet, les salaires stagnent en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

Les sondages réalisés par le mouvement Oxfam dans six pays ont révélé qu’une majorité de la population pense que les lois sont biaisées en faveur des riches.

Depuis la crise économique de 2008, les inégalités n’ont fait que croître. Aux États-Unis, par exemple, 1 % des plus riches se sont emparés de 95 % de la croissance financière entre 2009 et 2012, tandis que les 90 % inférieurs se sont appauvris.

La richesse de 1 % des personnes les plus aisées s’élève à 110.000 milliards de dollars. Soit l’équivalent de 65 fois la richesse totale de la moitié inférieure.

En Europe , la concentration des richesses est tout aussi marquée, contrairement aux idées reçues. La fortune combinée des 10 personnes les plus riches d’Europe surpasse le coût des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne (UE) entre 2008 et 2010 (217 milliards d’euros contre 200 milliards d’euros). Qui plus est, les politiques d’austérité mises en place après la crise pèsent lourdement sur les personnes pauvres. L’austérité a aussi un impact sans précédent sur les classes moyennes. "Les inégalités économiques extrêmes et la confiscation du pouvoir politique sont trop souvent interdépendantes. Si rien n’est fait, la mise à mal des institutions politiques se poursuivra et les États serviront principalement les intérêts des élites économiques, aux dépens des autres citoyens", explique Oxfam.

Comme à l’accoutumée, une partie de la population est encore plus victime de ce déséquilibre : les femmes. Même si les inégalités sont moins marquées en Europe, le salaire moyen des dames reste inférieur à celui des hommes.