L'association assure que cette "anxiété organisée légalement" s'ajoute à celle générée par la crise sanitaire. "Une école n'est plus égale à une école, une place n'est plus égale à une place", dénonce l'ASBL. "Cette saga, prévisible et dénoncée dès 2007, se poursuit et ne s'arrêtera pas en 2022, que le nouveau décret Inscriptions soit opérationnel ou non", poursuit l'association.

"Le décret en gestation conserve la logique d'un algorithme basé sur une série de critères déterminés par le seul gouvernement (priorités, indice composite, calcul de distance, etc.) et la défiance vis-à-vis des familles et des établissements scolaires, moteur des précédents décrets, reste de mise", écrit l'ASBL Eleves.

Elle affirme par ailleurs que les modifications apportées "seront surtout destinées à alléger le processus auquel sont soumises l'Administration et les écoles". Ce nouveau décret ne permettra pas, selon l'association, "de réduire le nombre de familles dont le choix, parfois arrêté de longue date, est nié, ni n'aider à refonder un pacte avec les parents".

Près de 2.400 enfants sont sur liste d'attente en vue de leur inscription en première secondaire, ressortissait-il jeudi passé des chiffres livrés par la commission interréseaux des inscriptions (Ciri). Cela représente une augmentation de près de 30% par rapport à l'an dernier à même époque.