Près de 6 Belges sur 10 (59 %) pensent que les prix des logements ne peuvent jamais baisser, ressort-il vendredi du baromètre ING des investisseurs. Cette conviction est légèrement plus ancrée dans le Sud (64 %) que dans le Nord du pays (55 %). Seul un cinquième des personnes interrogées (20 %) pense que les prix de l'immobilier peuvent baisser, les autres n'ayant pas de réelle conviction à cet égard.

L'adage selon lequel le Belge "a une brique dans le ventre" semble être confirmé par le baromètre d'ING d'après lequel 82 % des investisseurs déclarent que posséder leur propre maison est important. Bien que 32 % des répondants soient d'accord avec l'affirmation selon laquelle la location offre plus de flexibilité que l'achat, 62 % des sondés pensent qu'il est préférable d'acheter un logement plutôt que de le louer. Seuls 5 % ne sont pas d'accord.

Par ailleurs, après une forte baisse en mars, le baromètre ING des investisseurs a regagné du terrain en avril. Il s'établit à 88 points et se rapproche du niveau de février mais reste bien en deçà du niveau neutre de 100 points.

Le climat économique est nettement meilleur chez les investisseurs francophones que chez les investisseurs néerlandophones: 30 % des investisseurs francophones voient de la lumière au bout du tunnel, contre seulement 22 % des investisseurs néerlandophones. "Ce n'est pas nécessairement un indicateur positif car depuis le lancement du Baromètre des investisseurs en 2004, nous avons observé que les francophones étaient généralement moins positifs sur la situation économique que les néerlandophones. Ce n'est qu'en période de récession ou de chocs importants sur les marchés financiers que les néerlandophones se sont montrés plus pessimistes", souligne Peter Vanden Houte, économiste en chef d'ING Belgique.