Si les devoirs faits à la maison volent du temps aux enfants et aux parents, ils en volent aussi aux enseignants et impactent donc le temps consacré directement aux apprentissages, estime la Ligue des droits de l’enfant.

Les enseignants sont en effet théoriquement obligés de contrôler les devoirs qu’ils donnent aux élèves. Les corrections peuvent avoir lieu en classe pendant les cours ou alors le professeur reprend la pile de devoirs à corriger chez lui. Dans tous les cas, selon la Ligue, le temps consacré à la correction représente une perte de temps pour les apprentissages essentiels. "Le temps de correction est généralement inefficace en termes d’apprentissage, ou est une charge de plus pour le maître. Ceci est sans doute la raison qui explique que plus de 50 % des professeurs belges ne vérifient pas ou peu les devoirs faits à la maison. La Belgique est parmi les pays où les devoirs sont les moins corrigés et donc, parmi les plus mauvais élèves de la classe avec la Suède et la Finlande", indique la Ligue.

"Les travaux à domicile ne sont efficaces qu’en fin de secondaire. Avant cela, quand on connaît un tant soit peu son métier, on sait combien les devoirs à domicile n’apportent rien", conclut Jean-Pierre Coenen, président de l’association.