Société

Les générations se suivent. Mais se ressemblent-elles également ? Une enquête réalisée par l’Observatoire de la vie à la maison (Iliv) montre que le partage des tâches ménagères souffre toujours de stéréotypes de genre.

Pourtant, huit personnes sur dix qui se déclarent très heureuses à domicile se disent aussi satisfaites de la répartition des devoirs domestiques. Un bon équilibre apparaît donc comme une condition nécessaire au sentiment de bien-être chez soi.

À ce titre, les femmes sont, encore et toujours, défavorisées. D’après les résultats de l’enquête d’Iliv, trois tâches ménagères sur quatre “reposent sur leurs épaules”. Le constat n’est pas sans conséquence pour le sentiment de satisfaction (voir graphique ci-contre).

Les hommes se déclarent systématiquement plus heureux du partage des tâches. L’insatisfaction touche davantage les trentenaires et quarantenaires : ménage, famille, vie professionnelle… tout s’amoncelle pour diminuer d’autant le taux de contentement.

De manière plus détaillée, les tâches effectuées par l’un ou l’autre membre du couple restent très liées à leur genre. Monsieur sortira les poubelles tandis que Madame se chargera du nettoyage. Et des enfants ! Sujet de querelles par excellence étant donné l’impression avouée par les femmes que leurs compagnons ne sont pas souvent coopératifs. Une impression controversée par le sentiment de ces mêmes compagnons de souvent aider les enfants à faire leurs devoirs, par exemple.

À noter du reste que, dès 15 ans, les jeunes gens accomplissent leur part du travail. C’est-à-dire les tâches domestiques attenantes – les stéréotypes ont la vie dure – à leur genre.