Cette mesure concerne le cerf (petit cerf et cerf non-boisé), le daim et le mouflon jusqu'au 31 janvier 2021 ainsi que le sanglier jusqu'au 12 février 2021, veille du congé de carnaval.

Cette prolongation doit permettre une meilleure régulation de ces espèces, les mesures de lutte contre le Covid-19, et notamment l'interdiction des rassemblements à l'extérieur de plus de 4 personnes, ne permettant pas une pratique normale de la chasse, ce qui provoque un dérèglement au niveau des prélèvements du grand gibier.

Or, "plusieurs facteurs viennent encore renforcer, cette année, la nécessité de réguler ce type de gibier", dont la poursuite obligatoire de la réduction des populations de sangliers dans le contexte européen de la lutte contre la peste porcine africaine; la nécessité de reboiser de vastes zones dévastées par la crise des scolytes, avec des espèces qui sont mieux adaptées au réchauffement climatique mais qui sont aussi souvent plus sensibles à la dent du gibier ou encore la glandée exceptionnelle de cet automne, qui offre une opportunité à saisir pour diversifier la forêt mais qui entraînera l'année prochaine une reproduction très importante chez les sangliers, a expliqué le ministre Borsus.

"Il était nécessaire d'intervenir afin que la régulation des grands gibiers soit optimale et qu'il n'y ait pas, l'année prochaine, des répercussions négatives plus importantes pour l'agriculture et pour la biodiversité", a-t-il conclu.