Société 31 % des Belges qui ne font pas de sport en feraient s’ils étaient encouragés par quelqu’un.

Pratiquer une activité sportive est avant tout considéré comme un facteur permettant d’entretenir sa forme physique.

Pour la plupart, nous enfilons baskets, shorty et autres accessoires très modes pour nous galber, mincir, gagner en souplesse, en tonus, ou tout simplement pour nous vider la tête.

Mais, parfois, une météo capricieuse ou une humeur en berne n’aident pas à se motiver pour aller courir ou se rendre à la salle de musculation tout seul.

Cette sensation vient d’ailleurs d’être vérifiée par une étude de Garmin, réalisée par iVox auprès de 1 000 Belges.

En effet, cette dernière dévoile que la moitié des Belges qui pratiquent un sport le font avec d’autres personnes et que les Belges qui ne pratiquent jamais de sport (24 %) en feraient s’ils avaient quelqu’un qui les encourage à en faire (31 %).

L’importance de l’aspect social dans la motivation à faire du sport est donc primordiale. Un constat tout à fait logique pour Philippe Godin, professeur de psychologie du sport à l’UCL et spécialiste dans l’encadrement des sportifs de haut niveau.

"Ce n’est pas propre aux Belges, l’être humain a besoin des autres pour se construire, c’est un être social. De plus, il a aussi un besoin naturel de mouvement, et il va être amplifié et en tout cas maintenu avec le temps. Les deux réunis forment donc une belle harmonie et une envie de faire rencontrer son besoin de bouger et de le partager avec l’extérieur, c’est une forme d’émulation", explique-t-il.

© IPM

Selon lui, l’activité physique réalisée dans de bonnes conditions (spécifiques à chacun) exerce des effets bénéfiques sur la santé.

Si ce fait est scientifiquement démontré et n’est pas (ou plus) contestable, pratiquer une discipline sportive a également un impact sur notre équilibre mental. "Une pratique normale, c’est-à-dire entre deux et quatre heures par semaine, joue sur notre état d’humeur et fait qu’on se sentira mieux, cela nous rendra plus optimistes, agréables et sociables. On sera aussi plus attentifs au travail."

D’après les résultats de l’étude menée par Garmin, le contact social nous motive donc à faire du sport. Ainsi, pour 12 % d’entre nous, c’est la raison pour laquelle nous commençons à en pratiquer. D’ailleurs, 22 % des athlètes disent rester motivés grâce à leurs coéquipiers ou compagnons de sport. Et plus de la moitié des sportifs belges font du sport avec d’autres personnes.

Dans 14 % des cas , il s’agit de sports d’équipe, 11 % ont un compagnon de sport régulier et 27 % font du sport avec différentes personnes, et généralement (40 %) avec leur conjoint(e).

Mais, pour s’entraîner ensemble, il faut trouver un rendez-vous fixe.

Selon l’enquête, le lundi et le jeudi semblent les jours les plus populaires pour faire du sport. Et si s’entraîner avec d’autres personnes implique un rendez-vous quotidien et obligatoire, il s’avère que ceux qui s’entraînent seuls, le font, eux aussi, généralement à un moment fixe.