Le Conseil des ministres a approuvé vendredi l’allongement du congé de naissance auquel ont droit les pères et les co-parents. Ce congé passera de 10 jours à 15 jours pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2021. En 2023, il sera porté à 20 jours, a annoncé le ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS).

La mesure s’appliquera aux travailleurs salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires. Pour les indépendants, ce congé est accordé aux travailleurs, aidants et conjoints-aidants, qui interrompent temporairement leur activité à la naissance d’un enfant, a assuré le ministre des Classes moyennes David Clarinval (MR).

La Belgique en milieu de classement

Avec cette augmentation, la Belgique se profile un peu plus à son avantage dans la course vers l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle ne quitte cependant pas vraiment le milieu du classement européen. Certes, elle se détache des pays de queue de peloton comme l’Italie, qui n’accorde que 7 jours de congé aux pères, ou comme les Pays-Bas qui ne leur concèdent que le nombre d’heures qu’ils travaillent durant une semaine. Mais elle restera loin des pays scandinaves, où ce congé atteint généralement plusieurs mois, de l’Espagne (16 semaines) ou même de la France où il passera de 14 à 28 jours.