Les experts plaidaient en ce sens, mais le CNS n’a pas voulu modifier la règle actuelle.

Le sujet a fait débat au sein du CNS ce mercredi, au palais d’Egmont. Le port du masque devait-il être rendu obligatoire dans les commerces ? Marc Van Ranst et Erika Vlieghe, présidente du GEES, ont recommandé cette obligation en début de semaine. Les experts y étaient globalement favorables. Les politiques et les représentants des commerçants étaient nettement moins emballés par l’idée. "C’est un débat important que nous devons avoir mais nous devons aussi être clairs avec les citoyens et ne pas toujours revenir en arrière. Par ailleurs, si c’est pour avoir une obligation sans sanction et sans contrôle, ça n’a pas beaucoup de sens", a déclaré le ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet avant son entrée en CNS. Son collègue MR le vice-Premier ministre et ministre du Budget et de la fonction publique David Clarinval a été plus clair dans sa réponse : "Ce n’est pas le bon moment."

Lors de la conférence de presse qui a suivi, la Première ministre a confirmé que le masque resterait fortement recommandé mais pas obligatoire, se basant sur le rapport des experts du GEES et assurant qu’il n’y avait pas "de raisons épidémiologiques" pour une telle obligatoire alors que la situation s’améliore de jour en jour.

Que dit justement ce rapport ? "Porter des masques en public maintient la conscience de l’épidémie toujours en cours, et cela pourrait contrebalancer des mesures de déconfinement futures", écrivent les experts du GEES. " En cas d’augmentation soutenue du niveau de transmission du virus sur une période étendue dans le temps et/ou dans les activités intérieures avec un large public, l’utilisation obligatoire de masques dans des environnements bondés et des installations intérieures est nécessaire."

Nous n’en sommes donc pas là mais c’est une cartouche qui est gardée en réserve le cas échéant.