Pourtant, il s'agit principalement de lignes internes et les trains transfrontaliers constituent une minorité tant au niveau du fret que du transport de marchandises.

Un état de fait que souhaite faire évoluer le ministre fédéral de la mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo). Lequel a plaidé ce jeudi pour un meilleur soutien européen au transport ferroviaire international devant le conseil informel des ministres européens des transports qui se tenait à Ljubljana, en Slovénie."Soutenons mieux les trains internationaux, de jour comme de nuit, pour les marchandises comme pour les personnes", propose le ministre Gilkinet.

"J’ai plaidé pour un assouplissement des règles en matière d’aide des Etats au transport ferroviaire. Qu’il s’agisse du transport de marchandises ou du transport international des personnes. Nous devons atténuer le caractère déloyal de la concurrence entre les trains et les modes de transport utilisant des énergies fossiles, comme la voiture, le camion ou l’avion. Après les ambitions climatiques affichés depuis plusieurs mois, j’ai appelé chacun à passer aujourd’hui aux actes pour notre économie, nos emplois et notre avenir durable.»

Une sortie qui s’inscrit dans les objectifs climatiques de l'Union européenne. Doper le transport ferroviaire, c'est diminuer le nombre de voitures et de camions sur les routes. Et par conséquent les émissions polluantes. Pour réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et concrétiser le transfert modal vers la voie ferrée, le ministre Gilkinet a insisté sur l’importance de soutenir le développement des trains de nuit en Europe. "Comme je l’ai déjà soulevé lors du précédent Conseil européen, j’ai également demandé à la Commission de revoir les règles applicables pour les trains de nuit. Nous savons l’utilité du train de nuit dans notre lutte pour arrêter les vols commerciaux sur de courtes distances et pour construire l’Europe des citoyens. Pour réussir, le train doit faire rêver. Et les trains internationaux, de jour comme de nuit, font rêver. C’est comme l’Europe. Elle aussi doit faire rêver. Avec des ambitions, et des actes."