Les résultats de la dernière étude PISA sont connus. Et le niveau acquis dans l'enseignement par nos jeunes de 15 ans ne va pas vraiment en s'améliorant, côté lecture. Heureusement, d'autres voyants sont davantage dans le vert.

Les résultats de la septième enquête PISA, qui a eu lieu en 2018, sont connus ! Cette vaste enquête internationale (79 pays ou systèmes éducatifs ont participé) évalue les compétences des élèves en lecture, en mathématiques et en sciences, avec une attention particulière prêtée au premier domaine.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, 3 221 jeunes issus de 107 établissements, ont pris part à l’évaluation. Tous âgés de 15 ans, les élèves provenaient de différentes années et filières de l’enseignement secondaire. 52% des élèves étaient à l’heure dans leur parcours (4e secondaire), 1 % était en avance et les autres étaient en 3ème secondaire voire fréquentaient encore le 1e degré (10 % des élèves).

Lecture : encore pire !

Encore une fois, les résultats de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne sont pas glorieux en lecture.

Notre communauté affiche en effet un recul de ses résultats dans ce domaine. Alors que les performances des élèves s’étaient sensiblement améliorées en 2009 et 2012, rejoignant la moyenne des pays de l’OCDÉ, une baisse assez sensible a été enregistrée en 2015. Ce tassement des performances se confirme en 2018. Avec un score de 481, la FW-B est légèrement en-dessous de la moyenne OCDÉ (487). La Flandre, avec un score de 502, est largement mieux classée.

L’enquête révèle que l’intérêt pour la lecture est en diminution. Il s’agit d’une tendance lourde, qui affecte les filles et les garçons, observée dans la majorité des pays de l’OCDÉ, et qui correspond aussi à un changement de pratiques : pour suivre l’actualité, les jeunes se tournent clairement vers les supports numériques plutôt que vers les magazines et les journaux dans leur version papier.

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Intérêt pour la lecture : un élève sur deux ne lit que parce qu'il y est obligé

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Mathématiques : un léger mieux

Concernant les mathématiques, la Fédération affiche des résultats en légère augmentation. Avec une moyenne de 495, la Fédération se situe désormais au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDÉ.

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Sciences : situation stable

Les résultats en sciences (485) sont stables par rapport à ceux des cycles antérieurs et proches de la moyenne OCDÉ (489).

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La Fédération Wallonie-Bruxelles se classe toujours parmi les systèmes éducatifs où les inégalités liées à l’origine sociale sont les plus marquées, aux côtés de la Communauté flamande, de la France, de la Hongrie et du Luxembourg. Par contre, l’écart entre les jeunes d’origine immigrée et les jeunes d’origine belge, à origine socioéconomique équivalente, est relativement faible et est moins marqué que dans les autres pays de l’OCDÉ.

Autre résultat à souligner : la part de variance entre écoles est en diminution assez nette par rapport aux cycles antérieurs. En 2009, la part de variance entre écoles en lecture était de 56 %, en 2018, elle est de 35 %. On note donc une diminution considérable de plus de 20 % de cette variance en l’espace de dix ans dans le domaine de la lecture. Ceci signifie que les résultats des élèves diffèrent moins qu’auparavant d’une école à l’autre. Dans les deux autres domaines toutefois, l’évolution est moins nette et la diminution moins importante : en mathématiques et en sciences, la variance entre écoles est de 44 %, elle est donc plus élevée qu’en lecture.