Pendant que beaucoup rêvent de retrouver une vie "normale", d'autres pensent au-delà. L'Orbital Assembly Corporation, une entreprise de construction spatiale, compte bien fournir son hôtel spatial à son client, The Gateway Foundation, en temps et en heure. Les travaux sont prévus pour 2026 et cet établissement nommé " Voyager Station" doit ouvrir ses portes aux clients en 2027. " Nous essayons de faire comprendre au public que cet âge d'or du voyage spatial approche à grands pas", explique ainsi son directeur, John Blincow, à CNN.


Pour ceux qui ont du mal à imaginer à quoi peut ressembler un hôtel spatial, l'architecte d'intérieur en chef de l'entreprise, Tim Alatorre, en a partagé quelques détails à la chaîne américaine. Si l'extérieur ressemble à une grande roue, composée de 24 modules, l'intérieur ne devrait pas trop s'éloigner de celui des hôtels de luxes que l'on peut voir sur terre. Il raconte ainsi avoir pris le réalisateur Stanley Kubrick et son film : 2001, l'Odyssée de l'espace, comme modèle ... à ne pas imiter. "Je pense que l'objectif de Stanley Kubrick était de mettre en évidence le fossé entre la technologie et l'humanité et donc, à dessein, il a rendu les stations et les navires très stériles, propres et extraterrestres", raisonnait-il auprès de nos confrères américains. Selon les premières images modélisées, les espaces communs et les chambres seront beaucoup plus chaleureux et luxueux que dans la vision du réalisateur.


L'hôtel compte tout de même tirer son épingle du jeu de cet emplacement unique. L'ensemble du bâtiment spatial de forme circulaire réalisera un mouvement de rotation continu afin de simuler la gravité. Les voyageurs pourront jouer aux astronautes et goûter de la nourriture également "typique de l'espace", ou encore, évoque l'interlocuteur de CNN, profiter d'activités qui "mettent en évidence le fait que vous êtes capable de faire des choses que vous ne pouvez pas faire sur Terre".

Les prix pour profiter de cette expérience ne sont pas connus, même si on peut prédire qu'ils seront très élevés. La société espère cependant qu'un jour ils atteignent celui "d'une croisière ou d'un voyage à Disneyland".