Le 5 mai dernier, la Stib a été condamnée pour discrimination fondée sur les convictions religieuses et le genre. En effet, la société de transport bruxelloise a été condamnée à mettre un terme à la "laïcité exclusive" et à autoriser le port du voile au sein de ses équipes. Une décision pour laquelle la société n'a pas fait appel et qui a été suspendue par le commissaire Open VLD du gouvernement bruxellois. Depuis lors, la question du port du voile fait de nouveau rage.

Le MR plaide notamment pour l'interdiction du voile et des signes convictionnels dans la fonction publique. De son côté, Ecolo voulait que le jugement de la Stib fasse jurisprudence. Le député fédéral Georges Dallemagne (CDH) avait lui créé la polémique en qualifiant le voile de signe de radicalité politique. Maxime Prévot, président du CDH, lui avait par la suite ouvertement apporté son soutien en tentant de calmer le jeu. Mais le PS ne s'était quant à lui encore jamais prononcé sur le sujet. C'est maintenant chose faite, puisque le parti socialiste vient de faire paraître un communiqué de presse dans lequel il se positionne clairement.

"Après des décennies d’atermoiement, le PS estime que le temps est venu d’adopter une législation claire et de portée générale", peut-on lire en entrée de matière. Si le PS appelle à ouvrir un vaste débat sur ce sujet dans les différents parlements, le parti préconise une interdiction du port des signes convictionnels dans le secteur public pour tous les agents qui exercent "des fonctions d’autorité". Par là, le PS entend toute personne ayant pouvoir de décision et étant en contact visuel avec le public. Il conviendrait donc de dresser une liste précise des personnes concernées par cette interdiction.

Le parti socialiste justifie cette décision en affirmant que "l’interdiction de porter des signes convictionnels doit être définie de manière proportionnée à l’objectif de neutralité de l’État".