Selon le rapport annuel de l’IBPT, le secteur postal est florissant, grâce aux colis.

L’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) a publié ce jeudi son rapport annuel sur le secteur postal en Belgique. Parts de marché des opérateurs, croissance des différents segments (colis, courrier, journaux), prix du timbre, nombre de boîtes aux lettres rouges font partie des éléments passés au crible par l’IBPT pour l’année 2018.

Bpost, l’opérateur historique, continue à se tailler la part du lion sur le marché belge.

Avec les trois autres grosses entreprises postales (UPS, DPD et DHL Express), ils se partagent 81,5 % du marché, contre 91,3 % en 2010.

Le secteur postal pesait 2,65 milliards d’euros de revenus en 2018 (en croissance de 5 %), grâce au boom de l’e-commerce et des colis, précise l’IBPT, et à une baisse des revenus sur le courrier plus faible que les années précédentes.

Si le volume de lettres envoyées par les Belges diminue chaque année d’environ 5 %, le prix du timbre, lui, ne cesse d’augmenter : en vente à l’unité, c’est + 45 % par rapport à 2010. Et, surprise, l’augmentation du prix est encore plus forte si l’on achète les timbres par dix (+ 64 % par rapport à 2010), alors qu’ils coûtent moins cher qu’à l’unité.

Et il faut savoir que 90 % des timbres vendus dans notre pays le sont par carnets de dix.

La Belgique est le cinquième pays de l’Union européenne où le timbre coûte le plus cher.