Alors que le gouvernement fédéral souhaite favoriser la transition vers les véhicules électriques, les Belges ne seraient visiblement pas encore prêts à sauter le pas. Selon l’institut Vias, seul un Belge sur cinq envisagerait d’acheter un tel véhicule d’ici trois ans (24 % à Bruxelles, 20 % en Flandre et 17 % en Wallonie).

Selon l’institut Vias, les principaux freins au changement de mentalité résident principalement au niveau du portefeuille des potentiels acheteurs : 36 % des citoyens sondés estiment que les véhicules électriques sont encore trop chers ; 30 % accepteraient d’acheter un électrique s’ils bénéficiaient de primes à l’achat ; et 24 % pourraient être tentés si les taxes de mise en circulation et de circulation étaient réduites, voire supprimées.

Par ailleurs, l’autonomie est aussi jugée trop faible par un citoyen sur six. "Pourtant, l’autonomie moyenne des véhicules électriques tourne entre 300 et 400 km, confie Benoît Godart, porte-parole de l’institut Vias. Or les déplacements quotidiens moyens des Belges sont de l’ordre de 35 km. Il y aurait donc largement de quoi tenir une semaine sans recharger. Mais lorsqu’ils achètent, les citoyens pensent aussi à leurs vacances (ski, sud de la France…). Et visiblement, l’électrique ne convainc pas encore pour les longs trajets."

Parmi les incitants autres que financiers qui pourraient pousser à l’achat, figure la multiplication des bornes de recharge (notamment rapides). "Des efforts au niveau de l’infrastructure sont à fournir, conclut Benoît Godart. Mais aussi en termes d’information. Un outil permettant de donner un bon aperçu des comparatifs des coûts d’un véhicule thermique et d’un électrique tout au long de leur durée de vie pourrait aider à convaincre d’adopter l’électrique."