Société

Les Belges ont la volonté de se déplacer de manière plus écologique, mais la voiture ne risque pas de perdre sa position dominante de sitôt, ressort-il mardi d'une étude menée par AG Insurance et Touring. 

Septante-sept pour-cent de la population estime qu'une mobilité peu énergivore est un thème important voire très important. Plus de deux tiers pensent que les gouvernements (70%) et les entreprises (72%) ne font pas assez d'efforts pour l'environnement.

Pourtant, les Belges comptent essentiellement sur leur voiture pour leurs déplacements alors que 57% en reconnaissent le caractère polluant. Près de 90% des ménages disposent d'une voiture et 30% en ont au moins deux.

Une évolution peut cependant être constatée, relèvent les auteurs de l'étude. Ainsi, 14% des ménages affirment avoir acheté une voiture plus écologique ces dernières années et 34% ont l'intention d'acquérir une voiture plus propre dans les trois ans. Actuellement, ils se disent freinés par le prix (40%) ainsi que l'autonomie limitée (21%) de ces véhicules.

Le vélo est considéré comme la première alternative à la voiture. Environ un quart des Belges compte y recourir davantage dans les trois ans à venir. Le potentiel de croissance est plus limité pour les transports en commun, dont l'accessibilité, la ponctualité et le prix sont pointés du doigt par près de deux tiers de la population.

Les solutions de mobilité partagée, quant à elles, peinent à séduire les Belges.

L'étude a été menée mi-janvier auprès de 1.514 personnes.