Les brasseurs demandent une "politique fondée sur des données factuelles", après que le gouvernement bruxellois a décidé de fermer les cafés temporairement pour un mois. Selon les Brasseurs belges, les statistiques des pays voisins montrent que les cafés ne "sont pas les principaux coupables".

"Si nous examinons les statistiques de nos pays voisins, nous constatons que les cafés ne sont pas les principaux coupables. Les statistiques officielles montrent qu'aux Pays-Bas, seulement 3% des infections ont lieu dans le secteur de l'Horeca, contre 53% à la maison, 15,5% en famille et 7,8% au travail", explique la fédération.

La distinction entre cafés, bars et salons de thé d'une part et restaurants et snack-bars d'autre part est "inexplicable" pour la fédération. "Nous redoutons un chaos, vu le nombre important de concepts hybrides dans l'horeca comme les cafés qui proposent aussi des snacks ou un nombre de repas limité", explique la directrice des Brasseurs belges Nathalie Poissonier dans un communiqué. Elle souligne que les fournisseurs comme les brasseurs seront également touchés par cette fermeture, en plus des établissements horeca.

"La santé publique est primordiale et depuis la fermeture de l'horeca en mars, nous essayons de garder la tête hors de l'eau avec nos partenaires des secteurs de l'hôtellerie et de la restauration. Depuis le mois de juin, nous investissons avec eux afin de garantir un environnement et une expérience sûrs. Nous avons également toujours soutenu au maximum les mesures prises par le gouvernement. Néanmoins la décision du gouvernement bruxellois de fermer complètement les cafés ainsi que la différence de traitement entre les cafés et les restaurants dans tout le pays semblent avoir peu de fondement objectif", ajoute Mme Poissonier.

Le secteur demande la publication de chiffres pour justifier la fermeture, "afin qu'une politique de restauration basée sur des données factuelles devienne possible".