Société La LRBPO dénonce un manque de moyens humains et financiers pour faire face à l’afflux d’animaux blessés.

La Ligue royale pour la protection des oiseaux (LRBPO) tire la sonnette d’alarme au sujet de la saturation que connaissent actuellement les centres de revalidation pour faune sauvage du pays.

La LRBPO, qui gère le seul centre de soins de la faune sauvage de la région bruxelloise, constate un nombre très important d’entrées en cette période de nidification et de conditions climatiques difficiles, et elle n’est pas la seule. Beaucoup de centres de soins pour la faune sauvage en région wallonne, comme Birdsbay à Ottignies-Louvain-la-Neuve, le refuge d’Hotton ou encore Le Martinet à Theux, sont à la limite de leur capacité d’accueil. Le Creaves de Saint-Nicolas affiche actuellement complet et le Creaves de Namur vient à peine de rouvrir.

"Les accueils d’animaux augmentent de manière continue mais pas les moyens financiers. On manque de place, de personnels et de moyens pour pouvoir suivre. Dans certaines régions du pays, il faut parfois rouler pendant une ou deux heures pour trouver un centre. C’est très problématique car sans les centres, un nombre important d’animaux sauvages mouraient. Grâce aux centres, les animaux peuvent être soignés et ceux qui sont trop blessés peuvent partir sans douleur", explique Nadège Pineau, soigneuse à la LRBPO.

Entre 10 et 25 animaux blessés arrivent quotidiennement au centre. Parmi eux, on retrouve essentiellement des oisillons tombés du nid et de jeunes hérissons déshydratés suite à la canicule que nous venons de connaître. Ces derniers demandent des soins réguliers qui prennent beaucoup de temps.

"Les bébés hérissons doivent être biberonnés toutes les trois heures, y compris pendant la nuit et nous manquons cruellement de bénévoles qui peuvent assurer cette tâche. Nous avons aussi beaucoup de jeunes martinets qui ont souffert de la chaleur. Heureusement, nous avons une bénévole qui s’est spécialisée dans ces oiseaux et qui les prend en charge", ajoute-t-elle.

"Même si certains centres sont complets, nous recommandons à toute personne qui trouve un animal blessé de nous contacter. Même si nous n’avons pas la possibilité d’accueillir immédiatement l’animal, nous pourrons lui donner des conseils et répondre à ses questions. Ça permet d’éviter un certain nombre d’erreurs qui peuvent être mortelles pour l’animal. Nous expliquons par exemple qu’il ne faut pas donner de lait de vache aux animaux car ça peut être mortel. Nous expliquons aussi qu’il ne faut pas forcer un animal à boire ou à manger", indique la soigneuse.

Si vous avez envie de donner un coup de main à la LRBPO, n’hésitez pas à prendre contact avec elle (02/521.28.50). Elle est à la recherche de bénévoles toute l’année.