S’ils appartiennent à la même famille que les guêpes, ils sont bien plus dangereux. "Malgré les campagnes d’observation, des nids de frelons restent toujours présents. Si vous pensez en avoir trouvé un, il faut déjà être bien certain qu’il s’agit de ce type de frelon. Le premier élément est de ne pas paniquer et d’ensuite contacter des structures spécialisées pour les identifier avant de spéculer sur une future intervention, surtout qu’on sait très facilement les reconnaître", explique Frédéric Francis de Gembloux, professeur d’entomologie à l’Université de Liège. 

Le frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. D’ailleurs, son nid peut atteindre le 1,20 mètre et il est souvent construit sur une dizaine de mètres de hauteur, se trouvant près des arbres et de leur cime. "Ce qu’on peut dire, c’est aussi qu’il est deux fois plus gros qu’une guêpe conventionnelle. La quantité de venin est donc bien supérieure et les réactions sont plus violentes et cela va plus vite. Ça peut aller de réactions cutanées importantes (comme de gros gonflements) jusqu’à de nombreux symptômes dans les cas les plus extrêmes, comme un choc respiratoire ou un œdème au niveau de la gorge", conclut-il.