Di Rupo II pour mieux gouverner

Tant en Belgique qu’au niveau international, les avis sont unanimes pour reconnaître l’importante quantité de travail abattue par le Premier ministre et son gouvernement. Elio Di Rupo, qui a sorti le pays de la crise en 2011 après 541 jours d’impasse politique, sera l’adversaire numéro un des nationalistes flamands et un des hommes forts, probablement incontournable, des prochaines élections fédérales.


L’homme de toutes les craintes

ncontournable en vue des prochaines élections fédérales, Bart De Wever, solide leader de la N-VA, compte bien jouer les trouble-fête lors des négociations pour la formation d’un gouvernement. Assuré de largement l’emporter en Flandre, le président de la N-VA sera l’homme redouté lors de ces élections, qui pourraient bien mener la Belgique vers une nouvelle grande crise politique. Avec un compromis ou un confédéralisme à la clé.


Une popularité hors norme

Consacrée femme de l’année 2013 dans nos éditions du 29 décembre, la populaire Maggie De Block est montée en puissance cette année, elle qui déclarait il y a peu qu’“au Congo, ils trouvent qu’une femme forte c’est puissant à voir”. Maggie risque de gagner ses galons et de valider son ticket pour le prochain gouvernement au poste de ministre. Autant contestée qu’adulée pour sa politique sur l’immigration, l’actuelle secrétaire d’État à l’Asile et l’Immigration marquera à coup sûr 2014. Avec un droit d’asile accordé ou une expulsion pour les centaines de réfugiés afghans ?


Un Belge de plus au sommet de l’Europe  ?

2014 sera une année capitale pour la Commission européenne et son Parlement. Les électeurs seront amenés à voter pour de nouveaux députés européens. Avec un changement effectif pour cette année : la désignation du futur président de la Commission européenne dépendra directement du résultat des élections, voulu par le Traité de Lisbonne. José Manuel Barroso, l’actuel président de la Commission, semble hors course pour sa réélection. Une défaite qui pourrait directement profiter à Guy Verhofstadt, probable chef de file des libéraux pour devenir le candidat du parti à la présidence. À moins que le Finlandais Olli Rehn (photo en médaillon) ne vienne déjouer les pronostics…


Un Roi qui doit confirmer

Le roi Philippe aborde une année cruciale en vue de la stabilité du pays, lui qui sera amené à désigner un informateur, suivi du formateur et futur Premier ministre. À moins que notre Roi n’ait d’autres choix que de faire appel à des clarificateurs, démineurs, conciliateurs ou autres médiateurs pour sortir la Belgique d’une crise politique, que tout le monde veut éviter. Surtout lui, à l’approche de ses 12 mois de règne.