Les temps sont durs pour les lapins de garenne. Autrefois incontournables dans nos campagnes et nos forêts, les petits lagomorphes (et non pas rongeurs) se font de plus en plus discrets. À tel point qu’ils sont désormais considérés comme quasi menacés en Wallonie. Concrètement, cela signifie que le lapin de garenne pourrait disparaître si aucune mesure de conservation spécifique n’était prise rapidement.

Les lapins font pourtant partie des animaux qui se reproduisent le plus rapidement : une lapine peut en effet avoir entre 3 et 5 portées comptant chacune 3 à 12 lapereaux par an. Avec une espérance de vie qui peut aller jusqu’à 9 ans, les lapins sauvages peuvent théoriquement engendrer plusieurs centaines de descendants. Dès lors, comment en sommes-nous arrivés là ?

Plusieurs raisons expliquent le déclin de ces mammifères aux grandes oreilles. Sans surprise, l’activité humaine arrive en tête. "L’homme est le principal ennemi des lapins, en raison des ravages que ceux-ci font dans les cultures", affirme en effet la Ligue pour la protection des oiseaux. Les lapins ont également souffert de maladie. "Dans les années 1950, le nombre des lapins sauvages d’Europe a été considérablement réduit par le développement d’une maladie contagieuse, la myxomatose. Or la quasi-élimination des lapins dans une région peut avoir, à long terme, de graves conséquences écologiques : elle bouleverse l’équilibre de la végétation en favorisant la prolifération de certaines plantes au détriment des autres", précise la Ligue royale pour la protection des oiseaux.