L’appel à projets est lancé aux artistes. Objectif : taguer avec goût.

Le contre-pied est parfait. La société Securoad, lasse de voir ses Lidar ciblés par les tagueurs à longueur d’année, a décidé d’organiser une grande séance de… graffitis ! Elle lance, dès ce jeudi, un appel aux artistes qui souhaiteraient s’en donner à cœur joie sur ces appareils qui jonchent les routes du pays.

Le projet "Lidart", avec un "t" pour la connotation artistique, est né à Gosselies, dans les locaux de Securoad. "Quitte à les voir perpétuellement tagués, mieux valait confier nos Lidar à des artistes de qualité", pose Pierre Grisard, le manager général de Securoad. "C’est clair. Le Lidar est connu du grand public pour son côté répressif. Mais ce n’est pas seulement un outil qui sert à faire payer les gens. Sa première fonction, c’est d’inciter chaque usager de la route à respecter les limitations de vitesse, dans un souci de sécurité."

Autrement dit, le Lidar "peut être vu des usagers de la route. Depuis près de deux ans, d’ailleurs, nos appareils sont ornés de bandes striées rouges et blanches. Alors, nous n’avons aucun problème à ce qu’ils soient tagués, même avec des couleurs vives."

Concrètement, les artistes sont invités à déposer leur candidature jusqu’au 15 janvier. Un jury sélectionnera trois artistes qui auront le loisir de laisser libre cours à leur imagination, chacun sur un Lidar. "Il n’y a qu’une condition : le projet de tag doit, au sens large, être en rapport avec la sécurité routière" .

Cette fois, les Lidar tagués ne feront pas l’objet d’un nettoyage minutieux. L’occasion de souffler un peu, pour Securoad. "Nous disposons de 25 Lidar en Belgique. Sur les 11 derniers mois, nous avons subi 80 cas de vandalisme, dont de nombreux tags sauvages", soupire Pierre Grisard. On comprend mieux la volonté de sa société d’être à la manœuvre, avec des tags utiles et de bon goût, tant qu’à faire.

Les candidatures sont à adresser par e-mail à : lidart@securoad.be