"La grande question, c'est de cerner qui joue exactement quel rôle dans cette transmission : les contacts familiaux et sociaux ? L'université ? Les fêtes étudiantes ? L'école ? Les activités extra-scolaires, sociales ou sportives?".

L'hypothèse avancée par les experts se veut nuancée: "Les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie et les cas détectés dans les écoles ne sont pas toujours liés à une contamination intra-scolaire", estiment ces experts. Ils citent des études précédentes qu'ils souhaitent consolider encore davantage "afin de rassurer les parents et les enseignants", selon le professeur Dimitri Van der Linden, porte-parole de la task force pédiatrique.

Il ressort du dernier relevé hebdomadaire de l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE), publié vendredi dernier, que le nombre de cas secondaires - c'est-à-dire issus d'une transmission interne à l'école - était de 256 sur 1.600 cas positifs dénombrés au total dans les écoles la semaine du 28 septembre au 4 octobre. Moins d'un cas sur cinq (16 %) est donc le résultat d'une propagation intra-scolaire, un pourcentage relativement stable ces dernières semaines, relève le quotidien.

Ces données semblent rassurantes, mais peu d'études scientifiques se sont jusqu'ici penchées sur les dynamiques de transmission du virus au sein des classes et des écoles.

"Les écoles ne doivent pas fermer une seconde fois. Les conséquences seraient particulièrement défavorables pour nos jeunes et notre société. D'autant que nous ne pensons pas que cette fermeture diminuerait significativement la transmission du coronavirus", enjoint Dimitri Van der Linden.