Société Des Belges de l’étranger risquent la saisie de leur véhicule à cause d’une faille dans la nouvelle réglementation.

Depuis le 1er mai 2016, la plaque transit dite W pour les ressortissants belges résidant à l’étranger - ils sont de l’ordre de 500.000 - ne peut plus être renouvelée et prolongée au-delà de six mois, comme cela se faisait dans le passé. Cela signifie que depuis le 1er novembre 2016 (six mois à compter du 1er mai 16), des expatriés belges effectuant un séjour en Belgique ont recours à divers expédients pour contourner l’impossibilité de prolonger la plaque W.

Il y a ceux qui immatriculent leur véhicule au Grand-Duché, en France ou en Allemagne.

Et il y a ceux qui prennent le risque de continuer de circuler avec leur plaque transit périmée : "Le risque est la saisie pure et simple du véhicule", explique Eleni Wourwoukas qui a connaissance de plusieurs cas ces dernières semaines.

Alors qu’il serait si simple, plaide la vice-présidente de l’association professionnelle Beltop, de revenir au système ancien qui fonctionnait très bien depuis des dizaines d’années : autoriser l’immatriculation temporaire renouvelable tant que le résident belge habite à l’étranger.

Le problème est connu depuis des mois au SPF Mobilité… qui promet de s’en occuper… mais ne le fait pas. C’est ce qu’affirme Mme Wourwoukas : "On a attendu que le problème qui était prévisible se présente réellement en novembre pour commencer à réfléchir à une solution qui est pourtant simple mais elle n’est toujours pas trouvée. On promettait une solution pour fin novembre, puis pour janvier. On parle maintenant de fin février. En attendant, la Belgique est le seul pays au monde qui ne prévoit aucune immatriculation valable pour ses propres ressortissants dans certains cas de figure : ceux dont la résidence principale se trouve à l’étranger - pour des motifs professionnels ou bien nos retraités établis en Espagne - mais continuent d’avoir des relations avec la Belgique et des motifs de revenir fréquemment au pays. Ces gens sont nombreux."

Depuis le 1er novembre 2016, leurs solutions sont des pis-aller difficilement acceptables dans un pays comme le nôtre : immatriculer son véhicule à l’étranger comme en France ou en Allemagne, risquer la saisie en circulant avec une plaque transit périmée ou… aller à pied.

Quel choix incroyable à cause d’une lacune dans la nouvelle réglementation ! Et quelles pertes absurdes de recettes pour l’État belge car chaque immatriculation perdue signifie une perte directe de 75 € (prix des plaques), l’assurance non émise dont 27 % de fiscalité pour l’État, le contrôle technique disparu, etc. "Des centaines de milliers d’euros envolés à cause d’une erreur dans l’arrêté royal en vigueur depuis le 1er mai 2016", calcule Eleni Wourwoukas.