Société

Au-delà des polémiques, les sites de jeux et paris en ligne constituent un secteur économique. "Notre profession fait environ un milliard d’euros de chiffres d’affaires par an et a engendré 12 500 emplois directs et indirects."

La lutte contre les sites illégaux est vitale. Même si les armes ne sont pas (encore) suffisantes. "Depuis 2011, la Belgique possède une législation avant-gardiste. La Suisse et l’État américain du New Jersey ont copié-collé nos lois. Cela a permis de canaliser les joueurs vers les opérateurs légaux."

Avec des emplois belges à la clé. Ce qui n’est évidemment pas le cas de ces sites situés dans des paradis fiscaux.

"Ils raflent environ 20 % du marché. Ils sont basés aux îles Caïmans, à Chypre, à Malte, à Gibraltar… Et ils ne risquent rien. Où pouvez-vous vous plaindre ? Il existe une liste noire des sites illégaux mais, dès le lendemain de leur blocage, ils dévient leur adresse URL. Les politiques doivent nous aider dans cette lutte. Car on ne fait jamais appel au secteur légal, celui qui créée des emplois en Belgique et paie ses impôts en Belgique. Nous, acteurs légaux, avons tout intérêt à lutter contre la fraude et les concurrents illégaux."