Le réchauffement climatique sera au cœur des discussions ce lundi à New York.

Ce lundi s’ouvre la 74e session de l’assemblée générale de l’Onu, grand-messe annuelle de la diplomatie mondiale. Le réchauffement climatique sera l’un des thèmes les plus débattus par les 193 États membres des Nations unies. Paralysée par ses affaires courantes, la Belgique risque de ne pas y faire très bonne figure, même si elle est autorisée à prendre la parole parmi la soixantaine de pays venus annoncer des nouvelles "positives", selon les mots du secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres.

Au grand regret de certains climatologues, ce Sommet Climat se tiendra sans les conclusions du Giec. Le groupe d’experts de l’Onu publiera d’ici quelques jours un rapport sur l’élévation des mers. Et le tableau dressé semble bien sombre. "Le niveau d’élévation auquel on doit s’attendre à la fin du siècle est bien plus important que ce que l’on craignait", indique Jean-Pascal van Ypersele, membre de la délégation belge.

Dans un autre registre , l’Onu a officiellement annoncé ce dimanche que les cinq dernières années devraient être les plus chaudes jamais enregistrées. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a en effet publié un rapport fournissant l’état des lieux le plus actuel sur le climat de la Terre. Il indique notamment que la température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900. Des faits qui pourraient renforcer les théories alarmistes mais que certains climatologues tiennent à nuancer. C’est le cas de Luc Trullemans.

"Une augmentation de 1 °C sur le siècle est un phénomène tout à fait naturel. Ça s’est déjà produit par le passé, notamment au Moyen Âge. Ça s’appelle une poussée chaude et c’est suivi, naturellement, de poussées froides." Pour lui, pas d’inquiétudes donc, face au rapport du Giec. "J’ai bien rigolé ces derniers jours avec mes collègues en voyant les réactions face au rapport du Giec." Ce dernier oublie selon lui un élément crucial : pour que les océans montent, il faut que l’Antarctique fonde. "Pour l’instant, il ne fond pas. Et même s’il fondait, les océans ne monteraient que de quelques centimètres."

Le météorologue n’hésite pas à le dire, "le réchauffement climatique causé par l’homme, j’ai un doute". Il tient toutefois à préciser ne pas être climatosceptique mais climato-réaliste. "Il y a effectivement un réchauffement climatique mais pour moi, il est naturel. Peut-être que la pollution le renforce un peu mais c’est avant tout naturel." Luc Trullemans préconise donc de laisser faire la nature, tout en luttant contre la pollution.

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