Société Mêlant tous les univers, MIA offre un salon haut en couleur qui met en évidence des cultures parfois méconnues.

Le seul endroit en Belgique où Légolas côtoie Pikachu, où Naruto valse avec Kylo Ren, c’est sans conteste la Made in Asia. Ce salon vient d’établir ses quartiers dans cinq palais du Heysel pour mélanger amour du jeu, passion pour les mangas et intérêt pour toute la culture asiatique au sens large. Dans les travées des palais des expositions défilent les costumes les plus variés et les plus imaginatifs. Militaire, samouraï, Pokémon, tous déambulent à la recherche d’une idée, d’un cadeau ou d’une folie.

Dans une ambiance décontractée et bon enfant, tous semblent copains, partageant la même culture, le même univers et la même tendresse, vu le nombre de demandes de câlin que vous allez croiser par minute de visite. "Toutes les générations sont présentes. Il y a une bonne atmosphère, ça me plaît", explique une dame de 60 ans venue avec sa fille et sa petite-fille pour partager un moment en famille.

Sur un fond de K-pop (musique pop coréenne à l’origine), nous croisons Mario en grande discussion avec une sorte de Moriarty Steampunk. "Ici, c’est l’univers geek au complet qui est représenté. Il y a un peu plus de mangas mais vous trouverez de tout", prévient un vendeur. Le hall 8 est entièrement destiné à la nourriture asiatique, le 4 propose des activités Karaoké, cosplay (déguisement en général fait main) ou un musée One Piece, manga désormais entré au panthéon de la culture japonaise. Le hall 6 fait la part belle aux jeux de société, jeux de plateau. Vous trouverez aussi bien du Monopoly qu’une édition de Risk Game of Throne.

Au fond, un attroupement attire notre attention. Ce sont les stands de dédicaces des Youtubeurs qui ameutent les foules, Guss DX, Gonzaroo ou encore Family Geek. Ils sont une trentaine à être de véritables stars…

Après toutes ses émotions, un petit tour au stand de la Chaudasse permettra pour les parents de se décontracter dans une vieille taverne à l’atmosphère de fête moyenâgeuse. Si vous avez un petit intérêt pour le jeu vidéo, le manga, l’Asie, les jeux de rôle ou le déguisement, Made in Asia est un immanquable. Si vous êtes juste curieux, ce salon vous offrira un moment agréable et dépaysant. Ouvert jusqu’à demain.

Un lieu pour mettre en avant les artistes locaux

Dans une petite alcôve, deux mordus de Comics, bande dessinée de style américain, dessinent et discutent volontiers de leur création: Ozville, le premier comics 100 % Bruxellois. "Nous venons ici pour mettre en avant notre BD, faire un peu de promotion. Ce genre de salon est toujours une bonne occasion. Ce comics est autoédité, nous devons donc le mettre en avant nous-mêmes."

Déjà présents aux comic Con la semaine dernière, Hassan Saber, le dessinateur, et Christophe Coën, le scénariste, évoquent la place du comics dans la culture bruxelloise. "Il y a un public pour ce genre d’œuvre. Il existe une fan base depuis plus de trente ans."

Bruxelles reste la ville de la BD, non ? D’où vient dès lors l’inspiration de nos deux artistes ? "D’un peu partout, Bruxelles est un melting-pot, nos influences sont autant les films de kung-fu qui passaient quand j’étais petit que les Spirou qui traînaient dans la salle d’attente du dentiste." Un joyeux mélange qui gagne à être connu.

"Intéressant en termes de notoriété"

Dans cette grand-messe de la culture japonaise, il était impossible pour un des leaders du secteur du jeu vidéo d’être absent. Smart Toys, une des plus grandes enseignes belges, est là… Et bien là : un double stand immense juste en face de celui de Nintendo. La marque nippone est venue promouvoir son nouveau bébé, venu au monde hier, la Switch. Autant vous dire que les magasins bien connus des gamers sont immanquables.

Pour Smart Toys, "il faut être là pour deux raisons. C’est la plus grosse réunion du genre en Belgique. Et nous sommes la première chaîne de revendeur de jeux vidéo, la rencontre était inévitable", sourit David Kaufmann, porte-parole de Smart Toys.

Ce n’est pas tant en termes de vente que la marque place ses espoirs. "Nous ne regardons pas trop le chiffre d’affaires. C’est plutôt la notoriété que nous travaillons ici."