Depuis le 1er septembre, quelque 800 000 aidants proches (chiffres Sciensano de 2013) ont obtenu une reconnaissance formelle de l’État fédéral comme étant "un maillon essentiel de l’aide à la personne en Belgique".

Une reconnaissance symbolique pour ces femmes et ces hommes qui sont là pour soutenir activement qui un enfant atteint d’une maladie chronique, qui un parent en perte d’autonomie, un époux ayant subi un AVC… mais qui pourra aussi déboucher sur l’octroi de droits sociaux. "Il permet de bénéficier d’un congé thématique ‘aidant proche’ soit 1 mois à temps plein ou 2 mois à mi-temps, avec octroi d’une allocation d’interruption accordée par l’Onem", explique Frédérique Maerlan, Service owner au département Aide aux personnes chez Partenamut, la seule mutualité qui, depuis 2016, reconnaissait les aidants proches et leur accordait des avantages et services. Ce qu’elle va poursuivre.

Un soutien nécessaire car la santé de ces femmes (64 %) et de ces hommes, âgés en moyenne entre 55 et 64 ans, est en jeu : des comparatifs établis par cette mutuelle entre couples aidants et couples non aidants montrent notamment qu’il y a deux fois plus d’incapacités de travail chez les premiers, trois fois plus de consultations psy et 1,4 fois plus de consultations kiné et médicales…