Société La tendance, selon Ariane Spica ? Le mariage bohème. Mais le glamour et les jupons sont en embuscade…

De l’extérieur, c’est un immeuble comme il y en a des dizaines à Uccle. Pourtant, quand on pousse la porte de ce boudoir en rez-de-chaussée, au 108 avenue Montjoie, c’est tout un monde de délicatesse, de dentelles et de mousseline qui s’offre aux yeux des filles. C’est ici qu’Ariane Spica a élu domicile. Ici qu’elle reçoit ses clientes, qui ont ceci en commun que, bientôt, elles vont faire le grand saut. Et puisque rien n’est trop beau pour que le jour du mariage soit parfait, la créatrice de mode, qui a étudié à Saint-Luc, a mis les petits plats dans les grands, mais sans ostentation. Sur les portants, les robes attendent de prendre vie. Certaines ne sont encore que des ébauches ; à d’autres, il ne manque que quelques détails pour être prêtes pour le grand jour. Ariane virevolte au milieu des voiles, des traînes, dans ce petit espace cosy et pimpant qui lui ressemble parfaitement… "J’ai commencé avec une petite boutique de déstockage de robes de mariées, à Rhode-Saint-Genèse. Là, je ne créais pas. Mais je me suis dit que c’était bête et je me suis lancée, j’ai ouvert mon premier endroit."

Puis le temps a passé, elle a eu deux enfants, mais l’envie de reprendre les épingles ne l’avait pas quittée. Alors elle y est revenue, pour son plus grand bonheur. "Là, ça fait deux ans que je me suis remise dans le circuit et le marché a réellement changé, dit-elle. À cause d’Internet, de sites comme