BRUXELLES Ce n'est pas la première fois que Laurent se fait pincer pour excès de vitesse. Dans son livre La république du Roi, Jacques Noterman rappelle que l'enfant terrible de la famille royale s'était déjà fait prendre en chasse par les motards de la gendarmerie il y a plusieurs années, alors qu'il avait été chronométré à 220 km/h au volant d'une BMW. Finalement, le fils cadet d'Albert et Paola s'était fait rattraper devant les grilles du Belvédère. Lorsqu'il découvrit à qui il avait affaire, l'officier refusa de dresser un procès-verbal, sous le prétexte fallacieux de l'immunité. Mais, celle-ci est réservée au seul Roi! En apprenant ce qui s'était passé, Baudouin exigea que son neveu soit traduit en justice comme tout le monde. Ce qui fut fait, naturellement. Avec, à la clé, une amende de 5.000 F (123,95 ) et une suspension de deux mois de son permis.

De son côté, Albert II a également été pris en flagrant délit de dépassement de vitesse, peu de temps après son accession au trône. Alors qu'il fonçait sur sa moto préférée, sans la moindre escorte, il a été poursuivi par des motards de la gendarmerie, district de Charleroi, et rattrapé. Ce n'est qu'en consultant les papiers du contrevenant que les pandores ont découvert l'identité de l'homme. La réaction du Roi fut de demander aux représentants de l'ordre de faire leur devoir. Un P.-V. fut donc dressé. Mais il n'y eut jamais de suite. Dans ce cas-ci, l'immunité était vraiment de mise. La personne du Roi est inviolable...