Une étude menée par Braun démontre que les Belges repassent de moins en mois.

Dans la famille Jacques, les tâches sont bien réparties. Quand le papa est aux fourneaux et s’occupe des tâches ménagères, la maman accompagne les enfants durant leurs devoirs. Mais s’il y a bien une corvée que la famille a complètement délaissée, c’est le repassage. "Il y a tellement à faire aujourd’hui. Et puis finalement, on n’en trouve plus trop l’utilité, sauf peut-être avant des cérémonies ou des fêtes exceptionnelles" admet la jeune mère, entre deux courses.

Et la famille des Jacques est loin d’être la seule en Belgique. En effet, d’après une étude menée par Braun, 37,7 % des Belges repassaient encore plus d’une heure par semaine en 2016, mais ce chiffre est descendu à 31 % cette année.

Les Belges repassent aussi de moins en moins à la fois, et plus souvent lorsqu’ils ont besoin d’un vêtement bien précis. Les tendances en matière de repassage évoluent aussi avec leur temps.

À une époque où pour quasiment chaque expérience, il existe un service (qu’il soit digital ou non), le repassage a de moins en moins la cote, les Belges s’adonnant de moins en moins à cette tâche. 22 % des Belges indiquent même détester le repassage.

Une hausse considérable, en comparaison des 17 % de 2016. Nous achetons des vêtements ne nécessitant pas de repassage ou nous faisons faire le repassage par quelqu’un d’autre. Une chose est sûre : le Belge y consacre de moins en moins de temps. Le repassage se fait aussi de moins en moins à un moment fixe.

De plus en plus de Belges indiquent reporter le moment du repassage jusqu’au moment où ils ont besoin d’un certain vêtement. En 2016, 59 % des répondants s’adonnaient au repassage "ponctuel", cette année il s’agit de 79 %. Et les personnes qui continuent à avoir un moment de repassage fixe le font surtout le dimanche. Le dimanche est surtout populaire parmi les jeunes familles. Ils sortent en outre la planche à repasser principalement le soir.

Et d’ailleurs, presque 70 % des hommes belges interrogés indiquent que c’est leur partenaire qui fait souvent ou toujours le repassage. 60 % font savoir qu’ils ne repassent jamais. Ce qui est d’ailleurs confirmé par les femmes. Et l’on constate une évolution claire dans les tendances de repassage des hommes et des femmes.

Les hommes repassent moins depuis quelques années. Alors qu’en 2016, 24 % des hommes faisaient encore de temps en temps le repassage, ce chiffre est descendu à 13 %. Nous nous préoccupons d’ailleurs de moins en moins que les vêtements des autres ne soient clairement pas repassés. Seuls 35 % des répondants ont fait savoir que cela les dérangeait.

Quelles sont les raisons qui poussent les Belges à encore faire le repassage ? Les sous-vêtements sont en tout cas repassés de moins en moins souvent. Seuls 10 % des Belges le font encore. Dans la plupart des cas, ce sont les chemises que nous repassons. C’est, de loin, le vêtement le plus repassé. Et le repassage est souvent combiné à une activité divertissante. Au sommet de la liste, il y a la télévision. Viennent ensuite la radio, la musique et la conversation. Surtout les jeunes générations combinent le repassage avec d’autres activités.