La rentrée scolaire et universitaire a déjà fait couler beaucoup d’encre. Entre des contaminations entraînant la fermeture de certaines classes et les consignes à respecter dans les locaux et auditoires, il y a de quoi en perdre son latin. Pour certains étudiants, tout cela ne s’arrête pas une fois de retour à la maison. Nombreux sont ceux qui vivent dans un kot durant l’année académique, une vie en communauté qui doit se faire dans le respect de tous.

Et en temps de crise sanitaire, de nouveaux éléments sont à prendre en compte pour éviter les mauvaises surprises. Un premier problème mathématique est plus ou moins enterré depuis la dernière annonce du CNS, celui de la fameuse bulle de cinq. Difficile pour des colocataires de définir une liste quand chacun a envie de voir sa famille.

Toon Dirckx, spécialiste des logements étudiants chez Quares Student Housing, propose cinq conseils pour "résister à la coronaphobie" qui règne dans les kots en cette année universitaire. "Le premier est de disposer d’une connexion internet haut débit. Un abonnement internet à bas débit est insuffisant si huit étudiants suivent un cours en streaming en même temps, note-t-il. Ensuite, rester chez soi, c’est aussi manger plus souvent à la maison. Concluez donc dès le début de l’année scolaire de bons accords pour la cuisine, car il ne sera pas facile de la garder propre tous les jours. D’un autre côté, la situation actuelle peut aussi être l’occasion de cuisiner ensemble tout en restant dans sa bulle "kot", dans une ambiance agréable. Si vous mangez avec vos cokoteurs, pensez à ouvrir une fenêtre si cela est possible. Veillez également à ce qu’il y ait au moins deux flacons de gel désinfectant dans la cuisine, utilisez-les souvent, et gardez une distance suffisante."

Un autre conseil est de l’ordre financier. "S i vous suivez les conseils des virologues et restez dans votre kot le week-end, attendez-vous à une augmentation de votre consommation énergétique ", ajoute-t-il. Enfin, tout cela n’empêche pas de faire preuve de solidarité entre "cokoteurs", précise tout de même Toon Dirckx.