En quoi le mouvement, utile et salvateur pour bien des femmes, aurait-t-il eu des répercussions au sein de la gent masculine ? A-t-il vraiment engendré le fameux "on ne peut plus rien dire" ? Les humoristes Alex Vizorek, Kody et André Lamy, les hommes politiques Rachid Madrane (PS) et Michel De Maegd (MR), mais aussi Luc Gilson, Cyril Detaeye, François Troukens, Alain Raviart ou encore l'avocat pénaliste Sébastien Courtoy donnent leur opinion.

Lancé fin 2017, #MeToo a démarré avec la chute du producteur hoolywoodien Harvey Weinstein, accusé d’abus sexuels par une centaine de femmes. Repris à travers le monde entier, le mouvement dont la première version française a été #balancetonporc, est devenu le symbole de la lutte contre le harcèlement envers les femmes. On compte désormais des milliers de victimes sorties du silence grâce à cet élan planétaire et salvateur pour des femmes qui n’osaient pas parler.

Mais le succès de ce combat, aussi légitime soit-il, n’a-t-il pas eu, aussi, des conséquences négatives sur la perception des hommes dans la société ? L’image de ceux qui n’ont jamais commis d’actes répréhensibles n’a-t-elle pas été écornée par la faute du comportement de ces prédateurs sexuels ? Le “on ne peut plus rien dire à une femme de nos jours”, qu’on entend également quand on s’intéresse à ce qu’en pensent les hommes, est-il justifié ? En bref : #MeToo, malgré es vertus, n’a-t-il pas bailloné une partie de la société ?

Nous avons posé cette question à dix personnalités belges. Dix hommes qui ont accepté de nous livrer leur ressenti sur cette question, assurément “délicate”.


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