Ce mercredi marque le premier anniversaire des premières fermetures de maisons de repos et maisons de repos et de soins en Belgique.

À cette occasion, onze associations dont Amnesty International et Eneo lancent une pétition pour demander aux autorités fédérées et fédérales belges de "prendre au plus vite les mesures qui s’imposent afin de garantir le respect et la réalisation des droits humains des résidents des maisons de repos et des maisons de repos et de soins."

"Avant la crise, le secteur des maisons de repos ne disposait déjà pas des moyens adéquats pour assurer le respect entier des droits humains des résidents. Avec la pandémie, ces manques ont été crûment mis en lumière et exacerbés, lorsque les établissements se sont retrouvés dans l’angle mort de nos autorités, dont la réponse adéquate est arrivée trop tard, avec les conséquences tragiques que l’on sait", expliquent les organisations.

Formation insuffisante

Celles-ci pointent l’insuffisance et le manque de formation du personnel, l’inadéquation des procédures de contrôle et, de manière générale, le manque de prise en compte du bien-être, de la dignité et du respect des droits humains des personnes âgées.

"Trop souvent, les personnes âgées ne sont pas vues comme des détentrices de droits à part entière et des décisions inadaptées sont prises sans souci de leur avis, avec des conséquences délétères sur le respect de leurs droits fondamentaux et de leur bien-être. Il est urgent que des mesures soient prises pour garantir enfin le respect et la réalisation des droits humains des résidents des maisons de repos", expliquent encore les organisations.

Elles appellent les autorités fédérées à assurer la représentation et la participation des résidents et de leurs représentants légaux, des gestionnaires des maisons de repos et du personnel soignant dans les processus de planification et de décision, tant internes que gouvernementaux, liés aux questions qui ont un impact sur les résidents.