Les fédérations de transporteurs mobilisent leurs troupes

BRUXELLES Alors que la hausse des prix des carburants suscite toujours autant de réactions émanant de secteurs professionnels divers, les fédérations de transporteurs mobilisent leurs troupes en vue de la manifestation de dimanche, organisée en front commun.

Combien seront-ils de camions à jouer à l'escargot entre le boulevard de la Woluwe (départ à 10 h), la rue de la Loi où le ministère des Transports peut s'attendre à un bruyant concert de klaxons à midi, et la rue Béliard où le cortège des bahuts doit se disloquer en milieu d'après-midi? A l'Union professionnelle du transport par route (UPTR), on parlait jeudi `d'au moins mille camions´.

`Nous ne serons pas les seuls´, explique de son côté Isabelle De Maegt, porte-parole de la Fédération royale belge des transporteurs (Febetra). `La fédération des exploitants d'autobus et d'autocars et des organisateurs de voyages (FBAA) a appelé ses membres à descendre dans les rues de Bruxelles. Le Groupement national des entreprises de taxis a aussi répondu présent.´

Par contre, l'Association des services ambulanciers professionnels (Asap) a décliné l'offre, parce qu'elle se voyait mal manifester alors que le risque d'intervention est permanent pour ses membres. Les services du 100, dont le coût est inclus dans les tarifs d'hospitalisation, estiment pouvoir encore faire face aux augmentations de prix de carburant mais le transport médical non-urgent ressort lui-même entièrement du secteur privé. Les ambulanciers ont demandé à rencontrer les autorités et s'inquiètent des répercussions possibles sur leur avenir.

Du côté des distributeurs et revendeurs de carburants, on brandit toujours la menace de la grève sans pour autant adresser un ultimatum. Sur le terrain, les différents groupes pétroliers répètent qu'il n'y a actuellement aucun risque de pénurie. Depuis le week-end dernier, ils constatent toutefois une affluence dans les stations-service situées près de la frontière française.

`En raison de prix plus attractifs, la clientèle est toujours assez nombreuse´, explique-t-on dans une station de Ploegsteert proche de la frontière. `Mais depuis lundi, il est vrai que c'est la toute grosse affluence des automobilistes venant de l'Hexagone.´

Malgré ce rush, les gérants des stations transfrontalières, ne semblent pas craindre de rupture de stock.